Sanofi évite une amende européenne dans l’enquête sur la présentation de son vaccin antigrippal Efluelda face au produit concurrent Fluad. La Commission européenne a accepté et rendu juridiquement contraignants les engagements proposés par le groupe français, sans conclure qu’une infraction avait été commise.
Bruxelles examinait depuis juin 2026 si certaines communications destinées aux professionnels de santé en France et en Allemagne avaient pu dénigrer Fluad, fabriqué par CSL Seqirus. Les préoccupations portaient notamment sur des messages susceptibles de présenter Efluelda comme plus sûr ou de fragiliser la confiance dans les recommandations vaccinales nationales.
La dette américaine dépasse 40 300 milliards de dollars et se rapproche du plafond légalSanofi s’est engagé à ne plus utiliser de matériel promotionnel qui critique ces recommandations ou présente négativement le vaccin rival dans les deux pays. Les obligations s’appliqueront jusqu’en mars 2030 et seront contrôlées par la Commission.
Le laboratoire doit aussi publier pendant deux ans, sur ses sites français et allemand, un texte clarifiant la place des deux vaccins. Ce message rappellera que les recommandations nationales applicables les considèrent comme des options équivalentes pour protéger les personnes âgées contre la grippe.
La décision ne constitue ni une condamnation ni la reconnaissance d’un comportement anticoncurrentiel. Elle clôt l’enquête sur la base des engagements pris. Sanofi avait indiqué dès l’ouverture de la procédure qu’il estimait respecter les règles en vigueur.
Ces obligations restent assorties d’un risque financier. Si elles n’étaient pas respectées, la Commission pourrait infliger une amende pouvant atteindre 10 pour cent du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise, sans avoir à démontrer l’infraction initialement soupçonnée.




