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mercredi 14 octobre 2026
Île-de-France

Au Louvre, la sécurité dépend désormais d’un chantier à un milliard d’euros

Un an après le cambriolage du musée, son nouveau président lie le renforcement de la sûreté à une rénovation d’ensemble encore incomplètement financée.

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Pavillon de l’Horloge du musée du Louvre vu depuis la cour
Jean-Christophe BENOIST via Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

Le musée du Louvre ne pourra pas corriger ses failles de sécurité par une simple accumulation de caméras ou de barrières. Un an après le cambriolage qui a ébranlé l’institution, son président Christophe Leribault estime que la protection des collections dépend désormais d’une rénovation profonde du bâtiment et de ses infrastructures.

Le dirigeant, nommé en février 2026, défend un plan dont le coût global approche un milliard d’euros. Il englobe la modernisation technique du palais, la réorganisation des accès et de nouveaux espaces. Le financement attendu du mécénat atteint 360 millions d’euros, une somme que le musée doit encore réunir en grande partie.

Cette équation budgétaire se double d’une difficulté architecturale. Le Louvre est un palais ancien devenu musée par étapes, traversé par des circuits de visiteurs, de personnels, d’œuvres et de prestataires. Sécuriser un point sans reprendre les cheminements, les réseaux et les accès voisins risquerait de déplacer la vulnérabilité au lieu de la supprimer.

Des mesures immédiates ont déjà été annoncées par l’établissement. Elles comprennent un coordinateur de la sûreté rattaché à la présidence, le renforcement de la vidéoprotection, des dispositifs contre les véhicules béliers, un centre de cybersécurité et une meilleure coordination avec les forces de sécurité.

Le musée a aussi engagé un schéma directeur consacré à la sûreté, évalué à 80 millions d’euros. Cette enveloppe vise notamment la protection périmétrique, les équipements de surveillance et la refonte de certains postes de contrôle. Elle ne remplace toutefois pas les travaux structurels nécessaires dans le palais.

Le défi dépasse la réparation d’une brèche révélée par le cambriolage. Le Louvre doit continuer d’accueillir près de neuf millions de visiteurs par an tout en conduisant des travaux lourds, en déplaçant certaines œuvres et en maintenant des conditions de conservation adaptées. Le calendrier de la rénovation devra donc articuler sécurité, ouverture au public et capacité à trouver des financements privés.