Les émissions territoriales de gaz à effet de serre de la France pourraient diminuer de 2,8 % en 2026, selon le baromètre prévisionnel publié mardi 13 octobre par le Citepa. Elles atteindraient 349,4 millions de tonnes équivalent CO₂ hors puits de carbone.
Le recul s’est élevé à 4,1 % au premier semestre par rapport à la même période de 2025. La projection annuelle est moins marquée car elle repose à la fois sur des données déjà observées et sur des hypothèses pour les mois qui ne sont pas encore consolidés.
Les transports fournissent une part importante de la baisse. Le Citepa prévoit un recul de 4,8 % pour ce secteur sur l’ensemble de l’année, dans un contexte de diminution des ventes de gazole et de prix élevés des carburants. Les bâtiments enregistreraient une baisse de 5,9 %, liée notamment à une consommation moindre de gaz naturel pour le chauffage, l’eau chaude et la cuisson.
Cette amélioration ne place toutefois pas le pays sur la trajectoire indicative de la troisième Stratégie nationale bas-carbone. Celle-ci prévoyait une baisse de 3,1 % en 2026, puis des réductions plus rapides de 5,7 % en 2027 et de 6,1 % en 2028.
Le chiffre publié porte sur les émissions produites sur le territoire national. Il ne mesure pas l’ensemble de l’empreinte carbone de la consommation française, qui inclut aussi les rejets associés aux biens fabriqués à l’étranger puis importés.
Les gigantesques incendies survenus depuis le début de l’année ne sont pas davantage intégrés au total territorial présenté. Le Citepa estime qu’ils ont libéré environ 5,7 millions de tonnes équivalent CO₂, soit davantage que lors de l’année record de 2022.
Le baromètre constitue une estimation rapide et non l’inventaire définitif. Les résultats peuvent être révisés à mesure que les données de consommation d’énergie, d’activité industrielle, de transport et d’agriculture sont consolidées.
La tendance reste donc favorable par rapport à 2025, lorsque les émissions avaient diminué de 2,1 %. Elle demeure néanmoins insuffisante pour respecter la pente annoncée jusqu’en 2030, ce qui reporte une partie de l’effort sur les prochaines années.





