Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 a adopté lundi 12 octobre un budget pluriannuel de 2,135 milliards d’euros. L’enveloppe progresse d’environ trois millions d’euros par rapport à la première version arrêtée en octobre 2025, soit une hausse proche de 0,1 %.
Cette stabilité apparente accompagne pourtant un projet profondément remanié. La part des ressources privées est ramenée de 74 % à 73 %, tandis que la contribution publique pourrait augmenter de 15 millions d’euros au maximum. Vincent Roberti, directeur général et président par intérim du comité, a précisé que cette hausse restait en discussion avec l’État et les deux régions hôtes.
Le nouveau budget intègre le transfert des épreuves de glace de Nice vers Lyon ainsi que l’élargissement du programme sportif. Le freeride et le patinage artistique synchronisé doivent rejoindre les Jeux, tandis que des épreuves supplémentaires sont prévues notamment en biathlon et en ski-alpinisme. Ces ajouts créent de nouvelles dépenses opérationnelles, mais aussi des recettes de billetterie attendues.
Pour absorber les coûts désormais considérés comme certains, le comité a prélevé 42 millions d’euros dans sa réserve pour aléas. Selon Le Monde, les provisions cumulées pour les risques et l’inflation ont reculé de 62 millions d’euros, ce qui réduit la marge disponible à un peu plus de trois ans de l’événement.
Des infrastructures moins coûteuses et une direction encore provisoire
La facture des ouvrages olympiques évolue dans l’autre sens. La société chargée des infrastructures a diminué de 204 millions d’euros les contributions publiques prévues, principalement parce que Lyon doit s’appuyer sur des équipements existants alors qu’un complexe neuf était envisagé à Nice.
La gouvernance demeure toutefois inachevée. Edgar Grospiron a quitté la présidence le 10 septembre après plusieurs mois de tensions. Vincent Roberti assure l’intérim et le processus de succession n’était toujours pas achevé lors du conseil d’administration du 12 octobre.
Le budget du comité d’organisation sera révisé chaque année. Les prochaines versions devront intégrer les décisions définitives des financeurs publics, l’avancement des contrats privés et l’évolution des coûts à mesure que la carte des sites et le programme sportif se précisent.





