La cinquième Journée nationale de la résilience, organisée mardi 13 octobre, remet la préparation des citoyens au cœur de la prévention des catastrophes. L’objectif fixé par les pouvoirs publics est que chacun connaisse les risques présents autour de lui, les moyens d’alerte et les comportements à adopter lorsqu’une crise perturbe la vie quotidienne.
Inondation, feu de forêt, tempête, accident industriel ou coupure durable de réseaux ne réclament pas les mêmes réactions. La première étape consiste donc à identifier les menaces locales auprès de sa mairie ou de sa préfecture, puis à prévoir les personnes à aider, les numéros utiles et un point de rassemblement familial.
Invité de franceinfo à l’occasion de cette journée, le météorologue et spécialiste des risques majeurs Gaël Musquet a insisté sur l’écart qui demeure entre la connaissance d’un danger et la capacité réelle à réagir. La résilience ne repose pas seulement sur les secours, mais aussi sur des gestes préparés avant l’événement.
Un kit pour tenir pendant les premières heures
La Sécurité civile recommande de constituer un kit accessible permettant de rester autonome pendant trois jours. Il doit réunir de l’eau potable, des aliments ne nécessitant pas de cuisson, une radio et une lampe avec des piles de rechange, une trousse de premiers secours, les traitements en cours et des vêtements chauds.
Le sac doit également contenir un chargeur de téléphone, de l’argent liquide, des copies de documents importants placées dans une pochette étanche et les doubles des clés. Son contenu doit être vérifié régulièrement afin de remplacer les denrées, médicaments ou piles arrivés à expiration.
La Journée nationale de la résilience se déroule toute l’année, avec un temps fort le 13 octobre. En 2025, plus de 15 000 actions de sensibilisation avaient été organisées en France autour des risques naturels et technologiques, des systèmes d’alerte et des gestes qui sauvent.





