Les paiements en espèces ne reculent plus en Australie. L’enquête 2025 de la banque centrale montre qu’ils représentent environ 15 % des transactions et que la moitié de la population utilise du liquide au cours d’une semaine ordinaire. Cette stabilisation intervient après des années de baisse rapide au profit des cartes et du paiement mobile.
Depuis le 1er janvier 2026, les supermarchés et les stations-service concernés doivent accepter les paiements en espèces jusqu’à 500 dollars australiens entre 7 heures et 21 heures. Les petites entreprises réalisant moins de 10 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel bénéficient d’exemptions, sauf dans certaines configurations de franchise ou d’enseigne partagée.
La dette américaine dépasse 40 300 milliards de dollars et se rapproche du plafond légalLe choix du gouvernement répond d’abord à un enjeu d’inclusion. Selon la Reserve Bank of Australia, environ 1,5 million d’adultes dépendent du liquide pour leurs dépenses courantes. Un tiers des personnes interrogées disent qu’elles subiraient de fortes difficultés si le retrait ou l’usage des espèces devenait impossible.
Le billet joue aussi le rôle d’assurance quand les réseaux tombent. La panne nationale de Telstra en juillet a perturbé les terminaux de paiement, des services ferroviaires et des communications d’urgence. Les autorités australiennes avaient déjà présenté le maintien des espèces comme un moyen de renforcer la résilience du système de paiement face aux pannes et aux catastrophes naturelles.
Cette protection ne signifie pas un retour à l’économie du tout liquide. Les espèces ne pèsent plus qu’une fraction des achats et leur distribution devient plus coûteuse à mesure que les agences et les distributeurs ferment. Le gouvernement prépare en parallèle un encadrement du secteur chargé de transporter et de distribuer les billets afin de préserver l’accès dans les communautés régionales.
L’expérience australienne offre un point de comparaison utile aux pays européens où le paiement numérique progresse rapidement. Elle repose sur un compromis limité aux achats essentiels, avec des seuils, des horaires et des exemptions, plutôt que sur une obligation générale faite à tous les commerçants.




