Brigitte Bardot, icône du cinéma français, est décédée le 28 décembre 2025 à la Madrague de Saint-Tropez à l’âge de 91 ans. Inhumée le 7 janvier 2026 au cimetière marin de la ville après des obsèques en l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, sa disparition relance les interrogations sur son héritage et l’avenir de la Fondation Brigitte Bardot. Bernard d’Ormale, dernier compagnon et époux de l’actrice, nouvellement nommé président de la Fondation, a accepté de répondre aux questions dans les colonnes de Nice-Matin sur la succession et la gestion des biens.
Interrogé sur la procédure successorale, Bernard d’Ormale a rappelé que le testament a été ouvert et qu’un inventaire est en cours, formalités imposées par la loi pour établir la valeur et la composition du patrimoine. Il précise par ailleurs qu’il détient l’usufruit d’un appartement parisien ayant appartenu à Brigitte Bardot, mais qu’il ne sera pas le principal bénéficiaire de la succession.
Le principal héritier désigné est le fils unique de Brigitte Bardot, Nicolas-Jacques Charrier, né de sa relation avec l’acteur Jacques Charrier. Bernard d’Ormale décrit leurs relations comme cordiales, bien que les contacts aient été espacés au fil des années. Selon ses déclarations, Nicolas-Jacques Charrier héritera d’une large part du patrimoine maternel.
Nicolas-Jacques Charrier, principal bénéficiaire de l’héritage
Le patrimoine en jeu comprend à la fois des avoirs personnels de l’actrice et des biens détenus par la Fondation. La structure caritative porte le nom de Brigitte Bardot et détient, selon les chiffres cités, un actif estimé à 21 millions d’euros, dont environ 16 millions en biens immobiliers. Parmi ces immeubles figurent un bien situé rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le VIIIe arrondissement de Paris et une propriété rue Vineuse dans le XVIe arrondissement.
Outre les actifs de la Fondation, Brigitte Bardot laissait des biens privés répartis en plusieurs régions : un ensemble immobilier à Savolles (Côte-d’Or), une propriété à Montpon-Ménéstrol (Dordogne) et le domaine de la Mare Auzou à Mesnil-en-Ouche (Eure), converti en refuge animalier. Ces éléments font l’objet de l’inventaire successoral évoqué par M. d’Ormale.
Bernard d’Ormale est également revenu sur des rumeurs concernant le domaine de la Garrigue, perché sur les hauteurs de Saint-Tropez. Des bruits ont circulé quant à une éventuelle affectation de ce bien à un refuge géré par la Fondation et à une location au profit de Nicolas-Jacques Charrier. Le veuf a qualifié ces affirmations de « complètement bidon », précisant qu’une vente du domaine restait envisageable et qu’un transfert des animaux encore présents devait être organisé vers un autre refuge de la Fondation.
Il a enfin assuré se rendre quotidiennement au domaine et a fait part de sa volonté d’assumer la présidence récemment confiée par le conseil d’administration, en accord avec les ministères de tutelle concernés : « Brigitte n’est plus là, ce n’est pas facile, mais je vais assumer en tentant d’être le plus compétent possible. »





