Le pont Niki de Saint Phalle a été inauguré samedi 10 octobre à Vitry-sur-Seine, après son ouverture à la circulation le 29 septembre. Le nouvel ouvrage relie les rues Léon-Geoffroy et Léon-Mauvais en franchissant le faisceau ferroviaire des Ardoines, qui séparait jusqu’ici plusieurs secteurs du quartier.
Long de 300 mètres et large d’environ 30 mètres, le pont passe au-dessus des voies du RER C et du technicentre de la SNCF. Il accueille les piétons, les cyclistes et les automobilistes, avec une plateforme réservée au futur bus électrique TZen 5.
De grandes jardinières plantées ont été intégrées à l’aménagement afin de faire de la traversée un espace public et pas seulement une infrastructure routière. Un bassin de rétention installé sous la rampe ouest doit aussi contribuer à limiter les effets des crues dans ce secteur exposé au risque d’inondation.
L’ouvrage améliore l’accès à la gare des Ardoines et accompagne la transformation du pôle multimodal. La mise en service de la gare de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express est annoncée pour l’automne 2027, tandis que le TZen 5 doit relier à terme Paris à Choisy-le-Roi.
Une pièce centrale d’un quartier en pleine mutation
Le pont se trouve au cœur de la zone d’aménagement Gare Ardoines, qui couvre 49 hectares. Le programme prévoit 310 000 mètres carrés de bureaux, 229 000 mètres carrés de logements dont 40 % de logements sociaux, 83 000 mètres carrés d’activités et 17 000 mètres carrés de commerces.
À l’échelle de l’ensemble des Ardoines, environ 8 000 logements sont programmés. Plusieurs équipements ont déjà été livrés, notamment un hôtel logistique en 2024, le groupe scolaire Joséphine-Baker en 2025 et les premiers logements du nouveau quartier.
Le financement associe l’État, la région Île-de-France, la Société du Grand Paris, l’aménageur EPA ORSA, le département du Val-de-Marne et l’établissement Grand-Orly Seine Bièvre. L’État prend en charge 8,52 % du coût, la région 19,88 % et la Société du Grand Paris 40,57 %, selon la direction régionale chargée de l’aménagement.
Le département du Val-de-Marne indique avoir engagé près de 8 millions d’euros dans l’ouvrage et doit désormais en assurer la gestion et l’entretien.





