La chanteuse Catherine Ringer, voix emblématique et figure indissociable du duo Les Rita Mitsouko, est morte dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026 à l’âge de 68 ans des suites d’un cancer foudroyant. Interprète flamboyante de succès populaires devenus des classiques, l’artiste s’est éteinte en laissant une empreinte indélébile sur le rock et la chanson francophone.
L’annonce de sa disparition a été communiquée directement par ses enfants et sa famille à l’Agence France-Presse le 15 septembre 2026. L’entourage de la musicienne a salué la mémoire d’une femme d’une exceptionnelle générosité, emportée rapidement par la maladie alors qu’elle entretenait toujours un lien passionné avec son public.
La classe politique et l’ensemble du monde de la culture ont réagi avec une vive émotion à cette perte majeure. Des personnalités institutionnelles comme Yaël Braun-Pivet ainsi que des chanteurs renommés à l’instar de Marc Lavoine et Benjamin Biolay lui ont rendu un hommage unanime, saluant son audace scénique, son tempérament frondeur et sa liberté absolue de création.
Cette force de caractère puisait notamment ses origines dans l’histoire personnelle et familiale de la musicienne. Son père, Sam Ringer (1918-1986), était un peintre juif d’origine polonaise qui a survécu à neuf camps de concentration nazis durant la Seconde Guerre mondiale, une épreuve dont les traumatismes et la force vitale ont profondément marqué la conscience de sa fille.
Un hommage permanent à la mémoire paternelle
Fidèle à cette filiation, Catherine Ringer a régulièrement mis à l’honneur la mémoire et la remarquable résilience de son père. Elle avait ainsi composé le morceau poignant « C’était un homme » paru en 2000, avant de participer activement à la postérité de son œuvre plastique en effectuant des dons majeurs de ses tableaux au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.





