Près d’un petit cours d’eau sur deux observé en France était à sec ou en rupture d’écoulement à la fin de septembre 2026. L’Office français de la biodiversité a recensé 1 594 sites touchés sur un peu plus de 3 300 stations du réseau national de surveillance.
Ce niveau n’avait jamais été atteint en quinze ans de suivi, tous mois confondus. La situation est d’autant plus inhabituelle qu’une stabilisation ou une amélioration est généralement observée à cette période, après le cœur de l’été.
Les ruptures persistent depuis plus de quatre mois dans certains secteurs. Toutes les régions sont concernées, avec une situation particulièrement critique sur un axe allant de la Vendée au Grand Est. Une aggravation est également signalée en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes.
La crise dépasse le seul état visible des rivières. Début octobre, l’Office français de la biodiversité indiquait que 64 000 habitants n’avaient toujours pas d’eau au robinet et que les deux tiers des nappes phréatiques restaient sous les niveaux habituels de la saison.
Le réseau Onde repose sur des observations visuelles réalisées par des agents sur des petits cours d’eau de tête de bassin. Les stations sont classées selon que l’écoulement est visible, non visible ou totalement absent. Les 1 594 sites ne représentent donc pas la moitié de toutes les rivières françaises, mais près de la moitié des stations contrôlées.
Les pluies d’automne et la recharge hivernale seront décisives pour les cours d’eau, les sols et les nappes. L’Office avertit que les effets de la sécheresse 2026 sur les milieux aquatiques pourront encore se mesurer pendant plusieurs années.





