Le tribunal de commerce d’Orléans a confié mercredi 14 octobre la reprise de Duralex au consortium mené par Cédric Meston à travers sa holding Tomé. L’offre prévoit de conserver 155 emplois sur les 219 que compte la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret.
La décision lève l’incertitude qui entourait l’entreprise depuis son placement en redressement judiciaire le 1er juin. Deux projets restaient en concurrence, celui de Tomé et celui du groupe de fonderies Carlesimo. Les juges ont retenu le premier, que Le Monde présente comme la proposition industrielle la mieux-disante.
Selon Orléans Métropole, le repreneur récupérera l’intégralité de l’outil industriel, la marque et les stocks. Cette continuité doit permettre de maintenir la production sur le site historique, même si 64 postes ne sont pas repris dans le périmètre annoncé.
Cédric Meston a déjà repris Tupperware France. Pour Duralex, il défend un projet de relance commerciale et industrielle autour d’une marque connue pour ses verres trempés, notamment le modèle Picardie. Les détails financiers et le calendrier précis des investissements doivent encore être suivis à mesure de l’exécution du plan.
Cette cession intervient moins de deux ans après la reprise de l’entreprise par ses salariés sous la forme d’une société coopérative. L’opération n’avait pas suffi à stabiliser durablement la trésorerie d’un fabricant confronté à la hausse des coûts de l’énergie, à un outil gourmand en chaleur et à plusieurs passages devant le tribunal en vingt ans.
Pour le bassin orléanais, le jugement garantit la poursuite d’une activité industrielle emblématique mais ouvre une période de transition sociale. La préservation de 155 postes constitue le cœur de l’offre retenue, sans effacer la situation des salariés qui ne figurent pas dans le plan de reprise.
Le précédent article publié par BeNews annonçait une décision attendue le mercredi 14 octobre. Le fait nouveau est désormais établi par le jugement et par le périmètre de reprise communiqué, ce qui permet de mesurer concrètement la portée de l’offre Tomé pour l’usine et ses salariés.





