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mardi 13 octobre 2026
Environnement · France

Dans les Pyrénées-Orientales, des ceintures agricoles veulent freiner les incendies

L’État accompagne des communes exposées pour maintenir des bandes cultivées ou pâturées autour des villages et faciliter l’action des pompiers.

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Montalba-le-Château et son plateau vus depuis Puig Pedrós
Alan Mattingly / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Dans les Pyrénées-Orientales, l’État veut étendre l’usage de ceintures de protection autour des communes exposées aux feux de forêt. Le dispositif repose sur des bandes cultivées, pâturées ou maintenues en végétation basse afin de réduire la quantité de combustible près des habitations.

Montalba-le-Château illustre l’intérêt de cette approche. Lors de l’incendie de Trévillach en juillet, les parcelles agricoles et le pâturage autour du village ont offert aux pompiers un espace plus favorable pour contenir la progression des flammes.

À Calce, une bande entretenue d’environ cent mètres entoure déjà le bourg depuis l’incendie de 2022. Des amandiers, des oliviers et d’autres cultures y remplacent une végétation plus dense et plus inflammable.

Une expérimentation menée avec les acteurs locaux

La préfecture a lancé un appel à manifestation d’intérêt avec le SDIS, la chambre d’agriculture, l’association des maires et les communes forestières. L’objectif consiste à accompagner les collectivités qui souhaitent restaurer ou maintenir des activités agricoles et pastorales aux abords des zones habitées.

Ces ceintures ne rendent pas les villages invulnérables. Elles doivent ralentir le feu, limiter son intensité et offrir aux secours des conditions d’intervention plus sûres. Leur efficacité dépend aussi de l’entretien durable des parcelles et du respect des obligations de débroussaillement autour des maisons.

Le village de Feilluns, encore largement entouré par la forêt, espère rejoindre l’expérimentation. La préfecture prévoit un accompagnement financier pour plusieurs dizaines de communes du département.