La récolte 2026 de châtaignes s’annonce fortement réduite en Ardèche après un été marqué par la canicule et le manque d’eau. Les estimations évoquées au début d’octobre placent la production départementale autour de 2 000 tonnes, bien loin des quelque 5 000 tonnes d’une année habituelle.
Cette moyenne masque pourtant de grands écarts entre les exploitations. Dans un reportage diffusé le 14 octobre par France 2, le castanéiculteur Mickaël Huit décrit une récolte plutôt satisfaisante sur sa parcelle irriguée d’un hectare. Les fruits y sont moins nombreux, mais plus gros, avec environ cent kilos ramassés chaque jour au moment du tournage.
La sécheresse a donc moins pesé là où les arbres ont pu être arrosés. Ailleurs, le manque de pluie entre la mi-août et la mi-septembre a limité le développement des fruits. Les professionnels redoutent aussi les effets durables de la maladie de l’encre, qui attaque les racines des châtaigniers.
Après le ramassage, les fruits passent par un tri dans l’eau. Les châtaignes saines restent au fond tandis que celles qui contiennent un ver remontent à la surface. Michel Chabert, grossiste ardéchois interrogé dans le même reportage, écoule environ 400 tonnes par an vers la vente en frais et la transformation.
Les volumes locaux ne suffisent toutefois pas à couvrir tous les besoins industriels. Jean-David Boiron, président des établissements Clément Faugier, explique que l’entreprise complète ses approvisionnements avec des fruits venus des régions italiennes de Naples et de Turin.
La Châtaigne d’Ardèche a obtenu une appellation d’origine contrôlée en 2006 puis une appellation d’origine protégée européenne en 2014. Le marron glacé est fabriqué à partir de grosses châtaignes de culture. Sa préparation exige plusieurs jours de confisage dans des sirops de plus en plus concentrés avant le glaçage final.





