Le dessinateur de presse Luz a signé son entrée dans l’univers littéraire avec la parution, le 19 août 2026, de son tout premier récit intitulé « Un diamant dans les gravats ». Publié par les éditions Stock dans la collection renommée « Ma nuit au musée », cet ouvrage marque une étape singulière dans le parcours créatif de l’auteur.
Cette œuvre retrace une expérience immersive vécue par le dessinateur au cœur du Centre Pompidou, également connu sous le nom de Beaubourg, à Paris. L’édifice culturel se dévoile sous sa plume entièrement vidé de ses collections emblématiques, alors que le bâtiment s’apprête à entamer un gigantesque chantier de rénovation structurelle.
Au fil des pages et lors d’une intervention sur les ondes de franceinfo le 5 septembre 2026, Luz établit une comparaison directe entre la rénovation architecturale du musée et son propre cheminement psychologique. L’auteur dresse un parallèle saisissant entre la renaissance de ces lieux décharnés et la lente réparation de son être depuis l’attentat terroriste perpétré le 7 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo.
Rescapé miraculeux de cette tragédie pour être arrivé en retard à la conférence de rédaction le jour de son anniversaire, l’artiste convoque avec pudeur la mémoire de ses compagnons de route tombés sous les balles. Le récit redonne ainsi une présence vibrante aux caricaturistes disparus, citant tout particulièrement les figures tutélaires que représentaient Charb, Cabu et Tignous.
Un dialogue intime avec les absents
Face aux imposantes caisses de stockage renfermant les toiles et sculptures prêtes à être déplacées, Luz confie y percevoir le reflet poignant des disparus. Assumant désormais pleinement la perspective de « rester en chantier toute sa vie », l’auteur érige cette métaphore de la reconstruction perpétuelle en socle durable pour affronter le deuil et nourrir son travail de création.





