La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a formellement jugé prescrits les faits reprochés à Jacqueline Jacob dans le cadre de l’assassinat de Grégory Villemin en 1984. Cet arrêt rendu par la juridiction bourguignonne clôt l’action pénale dirigée contre la grand-tante de l’enfant, retrouvé mort dans la rivière de la Vologne.
Âgée de 81 ans, Jacqueline Jacob avait fait l’objet d’une mise en examen le 24 octobre 2025 pour le chef d’« association de malfaiteurs ». Cette initiative judiciaire marquait un nouvel épisode dans les tentatives répétées des magistrats pour faire émerger la vérité judiciaire autour des rancœurs familiales entourant le drame.
Dans leurs motivations juridiques, les magistrats ont estimé que la qualification d’association de malfaiteurs relevait du seul domaine délictuel. Le délai légal de prescription applicable à l’époque des faits étant fixé à trois années, cette règle stricte a mécaniquement entraîné l’extinction de l’action publique concernant l’ensemble de ces poursuites.
Au cœur des soupçons des enquêteurs, Jacqueline Jacob est soupçonnée d’avoir été l’un des « corbeaux » ayant envoyé des courriers menaçants et passé des appels anonymes à la famille Villemin. Elle était notamment suspectée d’avoir rédigé ou expédié la sinistre lettre de revendication du crime postée au cours du mois d’octobre 1984.
L’instruction scientifique se poursuit
Malgré cette décision constatant la prescription des délits reprochés à l’octogénaire, l’instruction globale se poursuit activement dans l’affaire Grégory. Les magistrats instructeurs attendent désormais les résultats de plusieurs contre-expertises stylométriques ordonnées sur les écrits anonymes pour tenter de démasquer définitivement les auteurs des messages versés au dossier criminel.
