Amélie Verdier, directrice générale des Finances publiques (DGFiP), est intervenue publiquement sur les ondes de France Inter au micro de l’émission « On n’arrête pas l’éco », ce samedi 5 septembre 2026. Cette prise de parole attendue a permis à la haute fonctionnaire de dresser un état des lieux après les récentes turbulences subies par l’administration fiscale.
Cette allocution fait suite directe à la découverte d’une vaste cyberattaque survenue au cours de l’été 2026 contre les systèmes informatiques de l’État. Lors de cet incident d’ampleur exceptionnelle, les données fiscales et personnelles de près de 700 000 particuliers et entreprises ont été compromises, exposant de nombreux contribuables à des risques de divulgation non autorisée.
Interrogée sur les suites judiciaires données à cette affaire retentissante, Amélie Verdier a tenu à saluer la réactivité et l’efficacité des services enquêteurs mobilisés. « Tant mieux s’il y a des interpellations rapides », a déclaré la directrice générale, réagissant à la récente mise en examen et à l’incarcération d’un premier suspect identifié par la justice.
Sur le plan technique, l’intrusion informatique avait été formellement revendiquée sous le pseudonyme « ZeroBytes ». Les investigations ont mis en lumière le mode opératoire de l’attaquant, qui a notamment exploité le détournement d’un accès interne aux serveurs administratifs pour dérober d’importants volumes de données fiscales confidentielles ainsi que des registres cadastraux.
Chantiers de modernisation et consentement fiscal
Au-delà des questions urgentes de cybersécurité et de protection des données personnelles des usagers, cet entretien a permis d’aborder d’autres chantiers majeurs pour l’administration. Amélie Verdier a notamment évoqué le calendrier de déploiement de la facturation électronique pour les entreprises, tout en insistant sur les enjeux cruciaux liés au maintien du consentement à l’impôt face aux nouvelles obligations déclaratives.





