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mardi 13 octobre 2026
Autres Sports · France

La Formule 1 choisit le Rwanda pour son retour en Afrique

Un accord de dix ans prévoit un Grand Prix sur un nouveau circuit à Bugesera au début des années 2030, sous réserve de l’achèvement du projet.

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Centre de congrès de Kigali au Rwanda
IGANZE / Wikimedia Commons — CC0 — Source

La Formule 1 a annoncé mardi 13 octobre un accord de dix ans avec le Rwanda pour organiser un Grand Prix africain au début des années 2030. Le championnat doit ainsi retrouver le continent pour la première fois depuis la course disputée à Kyalami, en Afrique du Sud, en 1993.

L’épreuve est prévue sur un circuit permanent à construire à Bugesera, à environ 40 kilomètres au sud de Kigali et près du nouvel aéroport international. Le tracé devra répondre aux normes de grade 1 de la Fédération internationale de l’automobile, indispensables pour recevoir une course de Formule 1.

La date de la première édition et le dessin définitif du circuit n’ont pas encore été communiqués. L’accord lie l’arrivée du Grand Prix à l’achèvement de l’infrastructure, attendu au début de la prochaine décennie, et les étapes du chantier feront l’objet d’annonces ultérieures.

Le projet est porté par la Formule 1, le gouvernement rwandais et le Rwanda Development Board. Ses promoteurs veulent faire du site un équipement actif toute l’année, capable d’accueillir d’autres compétitions, des conférences et des spectacles en plus du week-end de course.

Un retour africain attendu depuis plus de trois décennies

L’Afrique du Sud avait accueilli la dernière course du championnat sur le continent en 1993. Le Maroc reste l’autre pays africain à avoir organisé une manche du championnat du monde, en 1958. Plusieurs projets ont depuis été évoqués sans déboucher sur une place au calendrier.

La Formule 1 affirme compter plus de 100 millions de fans en Afrique et indique que près de 60 % de son public dans plusieurs marchés subsahariens a moins de 35 ans. Ces chiffres sont avancés par le promoteur du championnat pour justifier une implantation durable plutôt qu’un événement isolé.

Le président rwandais Paul Kagame présente le contrat comme un investissement dans le tourisme, les compétences et les entreprises locales. La FIA doit accompagner le développement du circuit et contrôler sa conformité avant toute homologation sportive.