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dimanche 11 octobre 2026
Sécurité · France

Reims : le policier en civil filmé le 2 octobre au cœur d’un débat sur son identification

Le policier en civil filmé lors de la mobilisation lycéenne du 2 octobre à Reims agissait-il dans des conditions permettant de l’identifier ? Un reportage de franceinfo publié samedi 10 octobre revient sur cette question, après la confirmation de son appartenance à la police par le procureur de la République.

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La gare de Reims en juin 2023. Vue d’archive du secteur de la manifestation, sans rapport avec les images du 2 octobre 2026.
Mathieu Kappler / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) — Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gare_de_Reims_-_2023-06-04_-_01.jpg — Conversion WebP. Mathieu Kappler / Wikimedia Commons

Le policier en civil filmé lors de la mobilisation lycéenne du 2 octobre à Reims agissait-il dans des conditions permettant de l’identifier ? Un reportage de franceinfo publié samedi 10 octobre revient sur cette question, après la confirmation de son appartenance à la police par le procureur de la République.

Les images diffusées par l’eurodéputé LFI Anthony Smith montrent un homme en tenue civile, partiellement masqué, lançant un objet à proximité d’un arrêt de bus, dans le secteur de la gare. Aucun brassard de police ni numéro d’identification n’est visible sur la séquence décrite par les médias.

Le procureur François Schneider a confirmé à France 3, le 4 octobre, que cet homme était un policier. Il a présenté son geste comme le lancement d’une grenade fumigène pendant une opération de maintien de l’ordre et estimé que l’intervention était légale, en invoquant des jets de pierres et de mortiers contre les forces de l’ordre.

La préfecture, interrogée par franceinfo, évoque pour sa part un agent de la brigade anticriminalité lançant une grenade lacrymogène. La vidéo seule ne permet pas de trancher la nature de l’objet.

Dans le reportage du 10 octobre, le juriste Olivier Cahn, professeur à Paris-Nanterre, distingue la présence d’un agent en civil dans une manifestation de l’emploi d’une grenade. Il estime que ce dernier geste impose des signes visibles de l’autorité policière. Cette analyse est attribuée au spécialiste et ne constitue pas une décision judiciaire.