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mardi 13 octobre 2026
Economie · France

Au Mondial de l’auto, Renault revendique l’électrique face à l’offensive chinoise

François Provost défend la production française du groupe tout en alertant sur l’écart de coûts avec les constructeurs chinois.

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Renault 5 E-Tech électrique jaune photographiée à Paris
Charles / Wikimedia Commons — CC0 — Source

À l’ouverture au public du Mondial de l’auto, mardi 13 octobre à Paris, le directeur général de Renault François Provost a défendu la stratégie électrique du groupe et son ancrage industriel français. Son intervention intervient dans un secteur européen confronté à la concurrence chinoise et à une hausse du coût du financement.

Le dirigeant prévoit une production en France supérieure d’au moins 25 % à celle de 2025, année durant laquelle le groupe dit avoir assemblé 500 000 véhicules dans ses usines françaises. Il attribue cette progression à la demande pour les modèles électriques produits dans l’Hexagone.

François Provost affirme que l’électrification constitue désormais une trajectoire durable pour Renault. Il souligne aussi que la voiture reste indispensable à une grande partie des ménages, un argument qu’il relie à la nécessité de proposer des modèles accessibles.

Face aux marques chinoises, le patron de Renault estime que le niveau technologique de ses véhicules est comparable. Il évalue toutefois l’avantage de coûts de l’écosystème chinois entre 30 % et 40 %, une appréciation qui traduit la pression exercée sur les prix européens.

La production française au cœur de la stratégie

Renault Group a annoncé en juillet avoir franchi le cap d’un million de véhicules électriques produits en France depuis 2010. Le constructeur indiquait alors avoir investi 13 milliards d’euros depuis 2021 dans la transformation de sa chaîne de valeur électrique sur le territoire.

Selon les données communiquées au Mondial, la production française de véhicules électriques doit approcher 260 000 unités en 2026. Le groupe prévoit une nouvelle hausse en 2027, portée notamment par l’accélération de l’usine de Douai et par les évolutions attendues à Sandouville.

Cette dynamique reste exposée aux taux d’intérêt. Les locations de longue durée occupent une place importante dans les ventes électriques et la hausse du refinancement commence à renchérir certaines mensualités, selon des responsables du groupe cités lors du salon.

Renault cherche ainsi à conjuguer montée en cadence industrielle, prix abordables et concurrence avec des constructeurs bénéficiant d’une structure de coûts plus basse. Le Mondial de l’auto se tient à Paris du 12 au 18 octobre.