Le maire de Valence Nicolas Daragon soutient les restrictions décidées pour les manifestations prévues samedi 24 octobre. L’élu Les Républicains, également vice-président de l’Association des maires de France, estime que la protection des centres-villes et des commerces justifie les interdictions ciblées et les modifications de parcours.
Cette position intervient après les violences du 17 octobre à Valence. Un début d’incendie avait notamment été signalé devant le théâtre municipal, tandis que des dégradations ont touché l’espace public et des commerces. Le maire a évalué à au moins 100 000 euros les dommages sur la voie publique.
Nicolas Daragon reproche à l’État un manque d’anticipation lors du précédent rassemblement. Selon lui, les effectifs de sécurité n’étaient pas suffisants pour prévenir les troubles. Il dit craindre des confrontations plus sévères lors de la nouvelle mobilisation.
Les commerçants cherchent à se protéger
La ville, la préfecture et la police nationale ont rencontré les associations de commerçants afin de partager les informations disponibles. Un automate d’appel doit les tenir au courant de l’évolution de la situation pendant la journée de samedi.
Le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a adopté un dispositif destiné à financer des équipements de protection, notamment des alarmes et des systèmes de fumée. La ville de Valence prévoit de s’y associer pour les établissements concernés.
Le maire assure que les mesures ne visent pas le principe de la manifestation mais les risques de violences et de pillages. Cette distinction reste contestée par les opposants aux restrictions, qui redoutent une limitation disproportionnée de la liberté de rassemblement.
La présence de commerçants décidés à protéger eux-mêmes leurs locaux ajoute un risque de tension. Les autorités demandent d’éviter toute confrontation et rappellent que la sécurisation de l’espace public relève des forces de l’ordre.





