Aller au contenu
vendredi 16 octobre 2026
Economie · France

Antilope Van accélère en Bretagne et prépare une nouvelle usine à Falaise

L’entreprise de Coëtmieux annonce 900 véhicules cette année et vise 2 000 unités annuelles. Une usine de 6 000 mètres carrés doit accompagner cette montée en puissance.

WhatsApp
Un Renault Trafic aménagé en van de loisirs
Guillaume Vachey / Wikimedia Commons — CC0 — Source

Antilope Van poursuit son industrialisation à Coëtmieux, près de Saint-Brieuc, et prépare une nouvelle usine de 6 000 mètres carrés à Falaise, en Normandie. L’entreprise veut augmenter fortement sa production de fourgons aménagés au cours des prochaines années.

Le reportage diffusé par Envoyé spécial fait état de 75 salariés, de 900 véhicules prévus cette année et d’un chiffre d’affaires supérieur à 30 millions d’euros. La production annuelle aurait ainsi doublé en un an.

La société achète des utilitaires d’occasion avant de les transformer en vans de loisirs. Son modèle le plus mis en avant repose sur le Renault Trafic, démonté, découpé pour recevoir un toit relevable puis équipé d’un espace de vie compact.

L’opération complète demande environ 90 heures de travail par véhicule. L’entreprise indique que 60 pour cent de ses fournitures sont fabriquées en France, notamment des toits provenant d’Anjou et des équipements produits en Bretagne.

Une croissance construite depuis 2021

Antilope Van a été créée en 2021 au sein du groupe familial AAA Groupinvest. Un portrait économique publié en 2025 recensait alors 60 salariés, une usine de plus de 5 000 mètres carrés à Coëtmieux, 1 400 véhicules vendus depuis le lancement et 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.

Ces données antérieures donnent la mesure de l’accélération annoncée. La direction vise désormais 2 000 véhicules par an dans un délai de trois à quatre ans, un objectif qui dépendra de l’ouverture du site de Falaise et de la capacité à alimenter un réseau déjà présent en France, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

La clientèle décrite dans le reportage a en moyenne 59 ans. Tous les véhicules observés dans l’atelier étaient déjà vendus, signe d’une demande qui pousse l’entreprise à élargir ses capacités plutôt qu’à accumuler du stock.