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jeudi 22 octobre 2026
Sécurité · France

Crash du Mirage 2000D près de Nancy, les dernières minutes du vol au cœur de l’enquête

L’appareil revenait d’un entraînement de nuit lorsqu’il s’est écrasé près de Rogéville. Un militaire est mort et les recherches se poursuivent pour le second membre d’équipage.

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Mirage 2000D de l’escadron 2/3 Champagne de Nancy-Ochey en vol
Captain Jason Smith, U.S. Air Force / Wikimedia Commons — Public domain — Source

Le Mirage 2000D qui s’est écrasé mardi 20 octobre près de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle, revenait vers la base aérienne 133 de Nancy-Ochey après un entraînement de nuit. L’accident s’est produit vers 22 h 40 dans une zone boisée située entre Toul et Pont-à-Mousson.

Un corps a été retrouvé et les recherches se poursuivaient mercredi pour localiser le second membre d’équipage. L’avion transportait un pilote en instruction et un officier systèmes d’armes expérimenté. Les opérations ont été compliquées par la nuit, la pluie, le brouillard et le relief du secteur.

Le contact radio et radar a été perdu alors que l’appareil avait terminé son exercice et se trouvait sur le chemin du retour. Aucun signal de détresse n’a été rapporté dans les sources consultées. Les autorités n’ont pas avancé de cause à ce stade.

Les enquêteurs travaillent sur les données de vol

Les investigations doivent reconstituer la trajectoire et les dernières minutes du vol à partir des débris, des enregistrements disponibles et des communications avec la base. Cette séquence doit permettre de distinguer une défaillance technique, une erreur humaine ou un autre facteur, sans privilégier prématurément une hypothèse.

L’appareil appartenait à l’escadron de chasse 2/3 Champagne de Nancy-Ochey. Le Mirage 2000D est un avion biplace spécialisé dans les missions d’attaque au sol. L’armée a indiqué que l’exemplaire accidenté avait été modernisé récemment, ce qui ne suffit pas à exclure ni à établir une cause.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du crash. La zone d’impact est restée interdite aux personnes étrangères aux opérations afin de préserver les recherches, la sécurité et les éléments utiles aux experts.