Un premier versement de 210 000 euros doit bénéficier à 54 exploitations agricoles de Côte-d’Or touchées par les épisodes de sécheresse et de fortes chaleurs de l’été 2026. Cette mise en paiement marque le passage des annonces nationales à une aide concrète dans le département.
Le soutien relève du plan d’urgence agricole lancé en septembre. Il vise en priorité la trésorerie des exploitations fragilisées par les pertes de récolte, la baisse des rendements et l’augmentation de plusieurs charges de production.
À l’échelle nationale, plus de 90 000 demandes ont été déposées en deux semaines pour le fonds de réarmement agricole. Les services de l’État ont commencé les premiers paiements au début du mois d’octobre, tandis que l’instruction se poursuit dans les départements.
Plusieurs calendriers se superposent
Le premier versement annoncé en Côte-d’Or ne résume pas l’ensemble des soutiens. Les avances de la politique agricole commune sont également décaissées progressivement depuis le 16 octobre. Le ministère de l’Agriculture chiffre leur montant national à plus de 5 milliards d’euros.
Ces avances correspondent à des aides européennes déjà prévues mais versées plus tôt pour soulager les trésoreries. Elles se distinguent des indemnisations liées aux calamités agricoles, des allègements de charges et du fonds exceptionnel annoncé après les dégâts climatiques de l’été.
Pour les exploitants, la rapidité du traitement compte autant que le montant annoncé. Les besoins de liquidités interviennent avant les achats de semences, d’aliments pour le bétail et d’intrants nécessaires à la prochaine campagne. Un paiement tardif peut donc limiter l’effet d’une aide sur la reprise de l’activité.
Le suivi départemental reste décisif
Le nombre de bénéficiaires doit encore évoluer à mesure que les dossiers sont instruits. Les services préfectoraux indiquent que les dispositifs nationaux sont adaptés aux pertes reconnues et aux filières touchées dans chaque territoire.
La sécheresse n’a pas produit les mêmes effets selon les cultures, les sols et les réserves d’eau disponibles. Les exploitations d’élevage ont aussi subi la baisse des ressources fourragères et la hausse du coût de l’alimentation animale.
Le versement destiné aux 54 exploitations de Côte-d’Or constitue donc une première étape. Les montants suivants dépendront des dossiers validés, des reconnaissances de pertes et du calendrier propre à chaque dispositif.





