Une liaison ferroviaire directe entre Évreux et Rouen doit faire l’objet d’une phase expérimentale à partir de janvier 2028, selon les informations présentées ce week-end à Conches-en-Ouche par l’association Brionne Éco mobilités. Le projet prévoit un passage par Serquigny afin de relier les deux préfectures normandes sans imposer aux voyageurs le parcours actuel fait de correspondances.
L’association, engagée depuis 2018 en faveur des transports collectifs et des mobilités douces dans l’Eure, travaille sur cette proposition depuis 2024. Elle estime que le cœur du département reste insuffisamment desservi alors qu’il rassemble un bassin de vie d’environ 250 000 habitants, répartis entre cinq intercommunalités et plusieurs centaines de communes.
La date de janvier 2028 correspond pour l’instant à l’objectif d’un test, et non à l’ouverture définitive d’un service régulier. Cette nuance est importante puisque le projet doit encore franchir les étapes techniques et opérationnelles nécessaires avant qu’un calendrier pérenne puisse être arrêté.
Le tracé envisagé s’appuie sur le nœud ferroviaire de Serquigny, près de Bernay. L’enjeu est de remettre en relation directe les bassins d’Évreux et de Rouen tout en desservant l’intérieur de l’Eure, où les déplacements vers les pôles d’emploi, les établissements d’enseignement et les services administratifs reposent largement sur la voiture.
Brionne Éco mobilités présente cette perspective comme une première avancée après deux années de mobilisation. L’expérimentation devra notamment permettre de mesurer la fréquentation réelle, la compatibilité des horaires et la capacité du service à attirer des voyageurs réguliers avant toute décision sur la suite.
Le projet Évreux-Rouen est distinct de la future desserte ferroviaire de Louviers étudiée par SNCF Réseau avec l’État, la Région Normandie et l’Agglomération Seine-Eure. Les deux dossiers traduisent néanmoins la même recherche de liaisons régionales plus directes autour de la métropole rouennaise.





