Quatre communautés religieuses ont déposé leur candidature pour rejoindre l’abbaye Notre-Dame-du-Pré de Valmont, près de Fécamp, rapporte France 3 Normandie dans un reportage publié le 11 octobre. Le choix est attendu d’ici à la fin de 2026, sans date d’installation annoncée.
Cette perspective s’inscrit dans la décision prise à Rome en juillet de maintenir l’abbaye au sein de l’Église. Le diocèse du Havre défendait ce projet après le départ des dernières bénédictines en 2022, alors qu’une vente avait été envisagée.
Dans l’attente d’une communauté, un fonds de dotation doit assurer la gestion, l’entretien et la valorisation du domaine pour des activités spirituelles, explique à France 3 le père Thierry-Marie. Le site représente 15 hectares de terrain et environ 8 000 mètres carrés de bâtiments.
Des travaux de mise aux normes pour l’accueil du public doivent encore être chiffrés, selon le même reportage.
Le père Thierry-Marie, moine de l’abbaye Saint-Wandrille, continue d’assurer une présence religieuse à Valmont. Ancien aumônier des moniales, il poursuit sur place sa vie monastique en lien avec sa communauté, précise le site officiel de l’abbaye.
Fondée en 1169 par Nicolas d’Estouteville, l’abbaye a connu plusieurs destructions et restaurations. Son église romane a été ravagée par un incendie en 1400. Des parties gothiques subsistent, tandis qu’une restauration menée au XVIe siècle lui a donné des éléments Renaissance.
Les bénédictines de Notre-Dame-du-Pré de Lisieux s’y étaient installées en 1994. L’église restaurée a été dédicacée en 2004, avant le départ des dernières sœurs pour une maison de retraite en octobre 2022. L’association des Amis de l’abbaye, créée en 2007, participe à l’entretien des bâtiments et au rayonnement culturel du domaine.





