Saint-Martin-Vésubie cherche un médecin généraliste pour rétablir une présence médicale permanente dans la commune. Depuis le départ du dernier praticien le 1er août, les habitants doivent se rendre notamment à Valdeblore ou à Roquebillière pour une consultation, un déplacement particulièrement contraignant pour les personnes âgées et celles qui ne disposent pas de voiture.
Pour convaincre un candidat, la municipalité propose un ensemble rarement réuni dans une petite commune. Le futur médecin pourra disposer gratuitement de son cabinet et d’un logement familial sans loyer pendant la première année. La collectivité se dit également ouverte à plusieurs modes d’exercice, libéral, salarié ou mixte, afin d’éviter que le statut ne bloque une installation.
L’offre vise un bassin d’environ 1 600 habitants en comptant Saint-Martin-Vésubie et la commune voisine de Venanson. La population augmente avec l’activité touristique, tandis que le village dispose déjà d’une pharmacie et d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Ces équipements créent un besoin de suivi régulier au-delà des consultations ponctuelles.
Un pôle médical attendu au printemps
L’ancien centre de loisirs est en cours de transformation en pôle médical. Selon l’offre diffusée par la commune, deux cabinets de médecine générale doivent y être aménagés, avec un espace de téléconsultation et un équipement d’échographie cardiologique. La livraison est annoncée au premier trimestre 2027, tandis que la municipalité évoque une fin des travaux au printemps.
Le projet doit aussi permettre au généraliste de travailler aux côtés d’autres professionnels de santé. Infirmières, psychologues et praticiens paramédicaux sont appelés à partager le site. Cette organisation collective répond à une demande fréquente des jeunes médecins, qui souhaitent limiter l’isolement professionnel et mieux organiser la continuité des soins.
La gratuité du cabinet et l’aide au logement réduisent le coût d’une première installation, mais elles ne résolvent pas seules la question de la disponibilité médicale. La commune met donc en avant la souplesse du contrat et la possibilité d’un exercice à temps plein au cœur de la Vésubie. En attendant un recrutement, les patients continuent de dépendre des cabinets des communes voisines et des possibilités de transport dans la vallée.





