L’économiste Philippe Aghion a provoqué une vive polémique lors de son audition au Sénat devant la commission d’enquête sur les universités, le 16 avril 2026. L’universitaire s’est attiré les foudres du corps enseignant en critiquant avec sévérité les anciens programmes de sciences économiques et sociales (SES) dispensés dans les lycées français.
Devant les parlementaires, Philippe Aghion a ouvertement revendiqué avoir totalement refait les programmes scolaires afin de garantir la diffusion d’une « économie sérieuse » auprès des élèves. Au cours de son intervention, le professeur a expressément ciblé la revue Alternatives Économiques, fustigeant son influence sur les contenus antérieurement enseignés dans le secondaire.
Ces déclarations ont immédiatement suscité une vague d’indignation au sein du monde éducatif. L’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES), rejointe par plusieurs universitaires, est montée au créneau pour dénoncer une méconnaissance flagrante de la réalité du terrain et une remise en cause de la pluralité des approches indispensables à la matière.
Les répercussions de cette passe d’armes se sont poursuivies jusqu’à la rentrée scolaire de septembre 2026. Face à la persistance des critiques visant la discipline, l’enseignant et vulgarisateur Emmanuel Martin a pris la parole publiquement afin de réexpliquer en détail la genèse des SES et de réaffirmer la rigueur de leur démarche pédagogique.
Une grille d’enseignement sous observation médiatique
La controverse relative aux maquettes de cours a également trouvé un écho sur les ondes radiophoniques. L’émission « Entendez-vous l’éco ? », diffusée sur France Culture, a consacré un volet complet à la manière dont les sciences économiques et sociales sont structurées, arbitrées et enseignées aux lycéens.





