Une mère de famille et son fils ont été séquestrés à leur propre domicile situé à Nice, dans le département des Alpes-Maritimes, le dimanche 6 septembre 2026. Deux individus cagoulés ont fait irruption dans l’appartement pour neutraliser les deux occupants et fouiller méthodiquement les lieux sous la contrainte.
Au terme de leur intrusion, les agresseurs ont mis la main sur un butin ciblé comprenant un portefeuille, un passeport et deux téléphones mobiles. L’un des appareils téléphoniques dérobés contenait des données particulièrement convoitées, à savoir les identifiants et clés d’accès à un compte de cryptomonnaies valorisé à 25 000 dollars.
Alertée à la suite des faits, l’autorité judiciaire locale a immédiatement engagé des poursuites. Le parquet de Nice a ainsi ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire menée sous le régime de la flagrance, retenant formellement les chefs d’extorsion avec arme et de séquestration.
Ce mode opératoire brutal s’inscrit au cœur d’une multiplication des dossiers criminels ciblant les détenteurs de devises virtuelles. Les données officielles établies par le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO) recensent un total de 135 enlèvements ou tentatives d’enlèvements et de séquestrations liés aux cryptoactifs sur l’ensemble du territoire français depuis 2023.
Une criminalité ciblée contre les détenteurs d’actifs virtuels
L’agression survenue sur la Côte d’Azur s’ajoute à une vague continue d’attaques à domicile perpétrées à travers le pays. Parmi les précédents figure notamment le dossier criminel de Dompierre-sur-Mer, au cours duquel un couple avait été contraint de céder 8 millions d’euros en cryptoactifs, une affaire majeure pour laquelle un suspect a été mis en examen en avril 2026.
