Un rassemblement citoyen est organisé ce lundi 7 septembre 2026 à partir de 19 heures devant le palais de justice de Nice, à l’appel d’un regroupement de collectifs et d’associations mobilisés en lien direct avec l’affaire Lyhanna. Les manifestants entendent porter leurs revendications sur les marches du tribunal azuréen afin de dénoncer les défaillances de protection et d’appeler à une réponse institutionnelle coordonnée.
Cette mobilisation dans les Alpes-Maritimes coïncide directement avec le coup d’envoi, ce même lundi 7 septembre à l’Assemblée nationale, des travaux de la commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le calendrier politique s’accorde ainsi avec l’initiative citoyenne organisée devant les juridictions locales.
Fruit des contributions formulées par les structures associatives après le meurtre de la jeune Lyhanna survenu entre mai et juin 2026, cette proposition de loi intégrale compte 69 articles. Le texte a été rédigé pour couvrir l’ensemble de la chaîne institutionnelle, combinant des mécanismes accrus de prévention, des dispositifs de protection des mineurs et un renforcement de la répression judiciaire.
Parmi les collectifs engagés, l’association niçoise Les Petits Invincibles, présidée par Anne-Cécile Collet, met en avant des requêtes administratives strictes. L’organisation réclame une attestation systématique d’honorabilité afin de vérifier scrupuleusement le passé judiciaire de tous les professionnels exerçant une activité auprès d’enfants.
Un impératif de formation pour les professionnels au contact des mineurs
Les associations demandent également un renforcement substantiel de la formation obligatoire face aux violences sexuelles. Cette mesure vise directement les policiers, les gendarmes, les magistrats ainsi que les éducateurs travaillant au contact des mineurs, pour leur garantir les compétences requises lors de la détection et du traitement des infractions.





