Les transports en commun du réseau Lignes d’Azur sont désormais gratuits pour tous les résidents âgés de 65 ans et plus sur l’ensemble de la métropole Nice Côte d’Azur. Entrée en vigueur le 1er septembre 2026, cette disposition s’applique de manière universelle à cette tranche d’âge, sans aucune condition de ressources imposée aux bénéficiaires.
Le dispositif marque une rupture avec l’ancien système, qui réservait exclusivement cet accès gratuit aux personnes âgées non imposables. Grâce à cet élargissement généralisé, le public désormais éligible sur le territoire métropolitain niçois est estimé à près de 100 000 personnes, intégrant une large part de retraités auparavant exclus du mécanisme d’exonération.
Sur le plan budgétaire, cette extension de la gratuité représente une charge financière substantielle pour la collectivité locale. Le coût annuel de la mesure a été formellement évalué à environ 6 millions d’euros par an pour les finances de la métropole, un montant nécessaire pour compenser le manque à gagner d’exploitation sur le réseau de transport.
Pour équilibrer cette dépense et honorer cet engagement de campagne, le maire de Nice, Éric Ciotti, affirme mobiliser des économies internes ciblées. L’élu justifie le financement de cette initiative par des réductions directes dans les dépenses courantes de fonctionnement, les budgets de communication institutionnelle, les frais de protocole ainsi que les indemnités versées aux élus métropolitains.
Une mesure contestée par l’opposition locale
Cette décision municipale suscite de vives contestations sur les plans politique et citoyen au sein de l’agglomération. L’opposition dénonce un cadeau électoral accordé sans distinction de patrimoine ni de niveau de vie, soulignant que d’autres usagers aux budgets contraints, à l’instar des étudiants métropolitains, continuent d’acquitter un abonnement annuel avoisinant les 200 euros pour emprunter le même réseau.
