Une enquête comparative menée en laboratoire par le magazine 60 Millions de consommateurs sur un panel de 36 références de pâtes industrielles, incluant des spaghetti et des penne, révèle que plus de 80 % des échantillons analysés renferment des traces mesurables de cadmium.
Les analyses quantitatives indiquent des teneurs comprises entre 0,008 milligramme et 0,071 milligramme par kilo de produit fini. Bien que l’ensemble de ces résultats respecte formellement les seuils réglementaires autorisés par la loi, ces concentrations suscitent de sérieuses inquiétudes sanitaires en raison du phénomène d’exposition cumulative chez les consommateurs réguliers.
Le cadmium est un métal lourd toxique et reconnu comme cancérogène avéré. Sa présence dans l’assiette découle de son absorption directe dans les sols par le blé dur, un phénomène directement favorisé par l’épandage massif d’engrais minéraux phosphatés dans les cultures agricoles. Une absorption prolongée de cette substance provoque son accumulation dans les tissus, détériorant le fonctionnement des reins et fragilisant la masse osseuse.
Dans le classement comparatif dressé à l’issue des tests de laboratoire, certaines références tirent leur épingle du jeu en affichant une contamination minimale. Les marques U, Delverde et Fiorini s’illustrent avec les meilleurs résultats dans le rayon des penne, tandis que les pâtes biologiques, incarnées notamment par Priméal ou Jardin Bio, s’imposent en tête de la catégorie des spaghetti.
Une diversification alimentaire recommandée
Pour endiguer l’absorption globale de ces résidus toxiques, les spécialistes conseillent de modérer la consommation exclusive de blé dur et de diversifier régulièrement les apports en féculents en intégrant davantage de légumineuses aux repas. Cette vigilance nutritionnelle s’impose avec une acuité particulière pour les enfants, dont la sensibilité biologique amplifie les risques liés à l’accumulation à long terme.





