Le procès en diffamation intenté par l’ancien chroniqueur de Canal+ Pierre Ménès contre la journaliste Marie Portolano s’est ouvert ce lundi 7 septembre 2026 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cette audience marque l’aboutissement judiciaire d’un contentieux public opposant les deux anciennes figures des plateaux de télévision sportive.
Dès l’ouverture des débats, la défense de Pierre Ménès a sollicité un report d’audience en invoquant un impératif médical contraignant son client à demeurer à Rennes. Les magistrats du tribunal correctionnel ont toutefois rejeté cette demande de renvoi, décidant d’engager immédiatement l’examen de l’affaire en l’absence physique du plaignant dans le prétoire.
Cette procédure judiciaire découle de la publication en mars 2024 du livre autobiographique de Marie Portolano, intitulé « Je suis la femme du plateau » et publié aux éditions Stock. Dans cet ouvrage, l’autrice dressait le constat de son parcours professionnel tout en relatant plusieurs épisodes vécus au cours de sa carrière audiovisuelle.
L’ancien commentateur sportif conteste précisément la teneur de ces écrits et vise spécifiquement deux passages de l’ouvrage dans sa citation directe. La plainte attaque notamment l’affirmation « Il avoue qu’il l’a fait », rédigée par la journaliste au sujet d’une agression sexuelle survenue en 2016 lors d’un tournage d’émission.
Un volet pénal toujours en cours d’instruction
En marge de ce volet pour diffamation examiné par la juridiction de la presse, Pierre Ménès reste par ailleurs poursuivi pénalement pour des faits d’agression sexuelle dénoncés par Marie Portolano. Cette action pénale distincte suit son cours devant les instances judiciaires indépendamment du sort de la plainte examinée à Paris.





