La journée de grève et de manifestations prévue le 5 novembre reste à l’agenda syndical après la rencontre de mercredi à Matignon. Reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu, les organisations ont maintenu leur appel à la mobilisation. Sophie Binet a estimé que la grève devait prendre le relais du mouvement social engagé depuis plusieurs semaines.
La date n’a pas été décidée à l’issue de cette réunion. La CGT avait publié dès le 19 octobre un appel commun de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de la FSU. Cette chronologie est importante puisque le rendez-vous à Matignon n’a pas créé le mouvement, mais n’a pas conduit les syndicats à le suspendre.
Les revendications portent notamment sur les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027. Le texte de la CGT demande des hausses de salaires, de pensions et de minima sociaux, davantage de moyens pour les services publics et des mesures en faveur de l’emploi industriel. Ces demandes sont celles des organisations appelantes et ne constituent pas des décisions gouvernementales.
Une mobilisation dont l’ampleur reste à mesurer
L’appel vise à la fois le secteur public et le secteur privé, ainsi que les jeunes et les retraités. Les parcours des manifestations et les préavis détaillés doivent encore être précisés localement. L’existence d’un appel national ne permet donc pas encore d’anticiper le niveau réel de participation ni l’étendue des perturbations.
La rencontre du 21 octobre s’inscrit dans un climat social tendu après les manifestations du 17 octobre et les violences survenues en marge de plusieurs cortèges. Les syndicats distinguent leur mouvement revendicatif de ces dégradations et disent vouloir peser sur les choix budgétaires. Le gouvernement met de son côté l’accent sur le maintien de l’ordre et la réponse judiciaire aux violences.
La CGT avait déjà préparé des supports de mobilisation et des préavis dans plusieurs secteurs avant le passage à Matignon. Les unions départementales doivent maintenant annoncer les rassemblements ville par ville. Les usagers et salariés devront se référer aux communications locales pour connaître les horaires et les services susceptibles d’être affectés.





