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mercredi 21 octobre 2026
Autres Sports · France

Le badminton ouvre la porte aux volants synthétiques face au coût des plumes

La fédération internationale encadre désormais l’emploi de volants synthétiques dans certaines compétitions, sans annoncer la disparition générale des modèles en plumes.

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Un volant posé sur les lignes d’un terrain de badminton
Syed Ahmad Fathi — CC BY-SA 4.0 — Source

Les volants synthétiques peuvent désormais être utilisés dans une partie des compétitions internationales de badminton, sous des conditions précises. La Fédération mondiale de badminton demande depuis 2026 que leur emploi dans les tournois de grade 3 et les épreuves internationales juniors soit déclaré à l’avance. Cette évolution ouvre une alternative au volant traditionnel en plumes sans imposer son remplacement général.

Le changement répond à une difficulté connue des clubs et des organisateurs. Les volants en plumes offrent la trajectoire recherchée au plus haut niveau, mais s’usent rapidement et leur prix pèse sur les budgets. Un match peut en consommer plusieurs lorsque les plumes se déforment ou se cassent sous les frappes.

La réflexion ne date pas de cette saison. Dès 2020, la fédération internationale avait annoncé travailler à l’adoption de volants synthétiques en s’appuyant sur des essais menés avec Yonex. Les retours cités à l’époque mettaient en avant une meilleure durabilité et un coût d’usage réduit, tout en soulignant la nécessité de préserver la sensation de jeu et la trajectoire.

Une transition encore limitée selon les niveaux

L’autorisation actuelle reste encadrée. Elle concerne des compétitions sélectionnées et exige une validation préalable, ce qui évite de présenter le volant synthétique comme une nouvelle norme universelle. La liste des modèles homologués par la fédération mondiale continue d’ailleurs de distinguer les références approuvées.

En France, l’intégration progresse aussi par étapes. Depuis septembre 2025, une note fédérale relayée dans les territoires autorise les volants hybrides ou synthétiques pour certains matches en dessous du classement D7, à condition que tous les joueurs concernés donnent leur accord. Les compétitions de niveau supérieur restent donc largement attachées aux plumes naturelles.

Les fabricants cherchent à rapprocher le comportement des nouveaux modèles de celui des volants classiques. La résistance ne suffit pas à convaincre les joueurs si la vitesse, la stabilité ou la sensation à l’impact changent trop fortement. Les prochains tests en tournoi permettront de mesurer si le gain économique peut s’accompagner d’une qualité de jeu jugée acceptable.