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mardi 13 octobre 2026
Normandie · France

Dans la Manche, Anthémis cultive ses plantes au pied du château de Chanteloup

La marque créée par Sandra transforme une partie des plantes cultivées sur place en cosmétiques et ouvre son univers au public par des ateliers.

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Le château de Chanteloup dans la Manche
Xfigpower via Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

À Chanteloup, près de Granville, une parcelle du domaine du château alimente désormais une petite production de cosmétiques. La fondatrice d’Anthémis, Sandra, y cultive notamment de la lavande, de la verveine, du bleuet, de la camomille et du géranium avant d’en intégrer une partie à ses formulations.

Le projet mêle agriculture, fabrication artisanale et accueil du public. Les visiteurs peuvent découvrir le jardin aromatique et participer à des ateliers consacrés aux plantes et à la conception de produits de soin, dans un site dont l’histoire remonte au Moyen Âge.

La créatrice n’est pas originaire de Normandie mais du Jura. Après un premier parcours dans la cuisine, elle s’est installée dans la Manche, a travaillé autour des plantes aromatiques et des huiles essentielles, puis a lancé Anthémis avec l’objectif de produire localement une partie de ses ingrédients.

La marque affirme privilégier les composants biologiques et normands lorsqu’ils sont disponibles, tout en assurant la traçabilité des matières qu’elle ne cultive pas elle-même. Cette précision compte car un cosmétique présenté comme local ne peut pas être composé exclusivement de plantes issues d’une seule parcelle.

Un laboratoire a été aménagé pour la formulation et la fabrication. La proximité entre le jardin, l’atelier et le lieu de vente réduit les distances pour les plantes produites sur place et donne au public une lecture concrète de la chaîne de fabrication.

Le château de Chanteloup constitue aussi un appui touristique pour cette activité. Classé et inscrit au titre des monuments historiques, le domaine apporte un cadre identifiable à une entreprise qui mise autant sur la vente de produits que sur la transmission autour des usages des plantes.

Anthémis reste une structure de petite taille, mais son implantation illustre une tendance bien visible dans les territoires ruraux. Des producteurs cherchent à augmenter la valeur de leurs cultures en transformant eux-mêmes une partie de leur récolte et en proposant des expériences directement liées au lieu de production.