Gims, mis en examen pour blanchiment aggravé vendredi 27 mars 2026, est apparu dimanche 29 mars au Zénith de Paris, surprenant les 7 000 spectateurs présents à la première parisienne de Théodora. La venue de l’artiste, placée sous contrôle judiciaire depuis sa garde à vue, a provoqué une vague d’émotions et de vidéos sur les réseaux sociaux, alors que la justice a rendu publique l’ouverture d’une information judiciaire conduite par le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).
Arrivé sur scène aux alentours de 22 heures, Gims a rejoint Théodora pour interpréter « Spa », le duo publié le 16 janvier dernier. Sa présence n’était pas annoncée pour cette date — initialement attendue une semaine plus tard — et l’entrée impromptue de l’artiste a été saluée par une ovation et une pluie de smartphones immortalisant le moment. Selon les éléments rapportés, la salle affichait complet pour ce concert inaugural parisien.
Durant près de trois minutes, le public a repris le morceau en chœur. Avant de regagner les coulisses, Gims a pris la parole : « Merci infiniment. Ça fait chaud au cœur d’être là ce soir tout particulièrement. Merci pour tout, pour toutes ces années, merci à vous, le public. I love you ! » Il a ensuite serré Théodora dans les bras et a quitté la scène en demandant « encore du bruit pour Théodora ». La soirée comptait d’autres invités, parmi lesquels Luidji, Rema, Chilly Gonzales et Christophe Willem, mais c’est la présence du chanteur récemment mis en examen qui a dominé les échanges sur les plateformes numériques.
Les éléments de la procédure et les contraintes judiciaires pesant sur l’artiste
Le vendredi 27 mars, la procureure Vanessa Perrée, à la tête du Pnaco, a annoncé la mise en examen de Gims pour plusieurs chefs : blanchiment aggravé, concours en bande organisée à une opération de placement ou de dissimulation du produit d’un délit, et blanchiment en bande organisée de biens issus d’une fraude fiscale aggravée. Ces qualifications ont été précisées dans le communiqué du parquet qui suit une procédure instruite par des juges d’instruction.
Remis en liberté à l’issue de sa garde à vue, l’artiste a été placé sous contrôle judiciaire. Les mesures ordonnées comprennent le versement d’une caution — dont le montant n’a pas été rendu public — ainsi que l’interdiction de rencontrer ou de contacter certaines personnes désignées par les magistrats, « quelle que soit la forme que prendrait ce contact », selon le communiqué. Gims est par ailleurs tenu d’informer le magistrat instructeur de l’ensemble de ses déplacements, obligation qui encadre ses sorties et ses déplacements publics.
Le dossier est instruit par le Parquet national anticriminalité organisée, créé en 2024 pour traiter les affaires de criminalité organisée et de délinquance financière complexe. Le Pnaco a rappelé que, à ce stade de la procédure, l’intéressé demeure présumé innocent, conformément aux principes du droit français.





