Les manifestations seront interdites dans le centre-ville du Mans du jeudi 22 octobre à 8 heures au mardi 27 octobre à 8 heures. Le préfet de la Sarthe a pris cette mesure après la diffusion de nouveaux appels à se rassembler et quatre jours après les violences commises en marge du cortège du 17 octobre.
L’arrêté couvre notamment les secteurs de la préfecture, de la place de la République et de la gare nord. Il ne s’agit pas d’une interdiction générale dans toute la commune, mais d’un périmètre défini au cœur de la ville. Les personnes qui y organiseraient ou rejoindraient une manifestation pendant la période concernée s’exposent aux sanctions prévues par la loi.
Saint-Nazaire demande l’état de catastrophe naturelle après près de 70 signalements de fissuresLa préfecture invoque un risque de nouveaux troubles à l’ordre public. Selon son bilan, environ 4 500 personnes avaient participé samedi au rassemblement précédent, qui s’était déroulé pacifiquement pendant deux heures avant des violences urbaines distinctes en marge du cortège.
Les incidents du 17 octobre au cœur de la décision
Les autorités rapportent que des individus ont tenté d’entrer dans la gare en brisant des portes vitrées. Une centaine de personnes s’est ensuite dirigée vers la permanence de la députée européenne Angélique Furet, qui a été saccagée et visée par une tentative d’incendie. Ces faits sont présentés comme le principal fondement de l’arrêté.
La mesure intervient dans un climat national de mobilisations contre la vie chère et après plusieurs épisodes de tensions au Mans depuis la fin septembre. La préfecture mentionne aussi la forte mobilisation des forces de sécurité, déjà engagées dans le dispositif Vigipirate.
Le droit de manifester reste soumis au régime de la déclaration préalable. Une interdiction préfectorale doit répondre à des nécessités d’ordre public et peut faire l’objet d’un recours devant le tribunal administratif, qui en contrôle la proportionnalité.




