Greta Thunberg a participé jeudi 15 octobre à une action propalestinienne devant l’entreprise Eurolinks, dans le quartier de Château-Gombert à Marseille. La militante suédoise s’est jointe aux participants qui dénoncent la fourniture de composants d’armement à destination d’Israël.
Dans une courte vidéo diffusée sur Instagram, elle affirme participer au blocage des entrées du site et appelle à l’arrêt des transferts d’armes. Elle reprend le terme de génocide employé par les manifestants pour qualifier la guerre à Gaza, une formulation qui leur est attribuée et ne constitue pas ici une qualification judiciaire.
Eurolinks fabrique notamment des maillons métalliques destinés aux bandes de munitions de mitrailleuses. Une enquête publiée en 2024 par Marsactu et Disclose avait fait état de l’expédition de plusieurs centaines de kilos de ces pièces vers une entreprise israélienne.
Une procédure encore sans conclusion judiciaire
La Ligue des droits de l’homme a déposé une plainte le 12 juin contre Eurolinks et une société israélienne pour complicité de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Cette démarche ouvre un terrain judiciaire, mais elle ne vaut ni mise en cause définitive ni reconnaissance de culpabilité.
Les accusations portent sur l’usage potentiel de composants produits à Marseille dans des armes employées à Gaza. Les sources consultées ne font état d’aucun jugement établissant à ce jour une responsabilité pénale de l’entreprise.
La présence de Greta Thunberg à Marseille intervient deux jours après son soutien à la mobilisation des lycéens devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Elle y avait défendu une meilleure prise en compte de la jeunesse dans les décisions publiques.
Le site marseillais avait déjà été visé par un rassemblement propalestinien en avril 2024. Une centaine de personnes s’étaient alors réunies devant l’entreprise selon BFM Marseille Provence.





