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lundi 26 octobre 2026
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Société · France

À Trappes, des habitants racontent une vie quotidienne bouleversée par la peur

Trois jours après l’attaque de Trappes et de La Verrière, des habitants interrogés par franceinfo disent limiter leurs sorties. Leurs récits éclairent les conséquences du drame au-delà de l’enquête.

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Rue de l’Abreuvoir à Trappes, photographiée en 2025
Rémih / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source
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Des habitants de Trappes disent avoir réduit leurs sorties depuis l’attaque du vendredi 23 octobre, qui a fait un mort et cinq blessés dans la commune et à La Verrière. Dans des témoignages diffusés lundi 26 octobre par franceinfo, la peur accompagne désormais des gestes ordinaires, comme se rendre au travail ou marcher dans la rue.

Jana, étudiante interrogée par la radio, raconte privilégier les trajets indispensables et rentrer directement chez elle. Elle explique aussi éviter davantage les retours tardifs. Son témoignage décrit un changement dans son propre quotidien, sans permettre de mesurer celui de toute la population.

Ihab, 24 ans, évoque pour sa part une vigilance constante face aux passants, aux voitures et aux bruits. Imad, l’un de ses amis, raconte avoir imaginé une nouvelle agression en voyant une voiture passer rapidement. Tous deux relient leur inquiétude à la crainte d’être visés en raison de leurs origines supposées.

Une inquiétude déjà exprimée au lendemain des tirs

Ces récits prolongent ceux recueillis séparément par Le Monde après l’attaque. Le reportage publié le 24 octobre faisait état de colère et de désarroi parmi les habitants rencontrés, ainsi que d’un sentiment de vulnérabilité. Il s’agit de paroles individuelles recueillies sur place, qui ne constituent pas une enquête statistique sur la commune.

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L’attaque a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans. Le Parquet national antiterroriste a pris en charge l’enquête, tandis que les autorités ont qualifié les faits d’attentat raciste. Une fillette de 12 ans figure parmi les cinq blessés.

Le récit des habitants porte aussi sur ce qu’ils attendent pour la suite. Auprès de franceinfo, Imad exprime un sentiment de mise à l’écart et compare la situation de Trappes à celle des communes voisines. Les personnes interrogées demandent que justice soit faite et que la sécurité dans les rues soit renforcée.

Rue de l’Abreuvoir à Trappes en mars 2025. Photographie d’archive de la commune, distincte des lieux de l’attaque. Rémih / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Réduction et conversion WebP.