Aller au contenu
lundi 26 octobre 2026
Publicité
Société · France

À Bordeaux, dix commerces touchés et une activité fragilisée après le 24 octobre

La CCI a dressé dimanche un bilan supérieur au premier décompte. Au-delà des dégâts, des commerçants interrogés par ICI Gironde décrivent un samedi marqué par les fermetures et une clientèle moins présente.

WhatsApp
Rue Sainte-Catherine piétonne et commerçante à Bordeaux
Superbass / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source
Publicité

Dix commerces bordelais ont subi des dégradations samedi 24 octobre, selon le bilan communiqué dimanche par la Chambre de commerce et d’industrie de Gironde à ICI Gironde. Son directeur général, Pascal Faugère, distingue trois établissements vandalisés ou pillés et sept autres dégradés.

Ce recensement dépasse le premier décompte de huit commerces touchés rapporté par Bordeaux Gazette. Il reste inférieur à celui du 17 octobre, lorsque la CCI avait recensé 81 magasins affectés. Les deux samedis correspondent à des épisodes distincts et ces bilans ne mesurent pas les pertes subies par tous les commerces du centre.

Car les professionnels décrivent aussi les effets des fermetures préventives et de la baisse de fréquentation. Au micro d’ICI Gironde, Pascal Faugère explique que certaines boutiques n’ont pas ouvert samedi tandis que d’autres ont écourté leur journée. Son inquiétude porte sur l’activité commerciale autant que sur les dommages matériels.

Une fréquentation réduite dans les rues commerçantes

Près de la place de la Victoire, le responsable du restaurant Burgers de Colette a lui aussi fait état auprès de la radio d’un service au ralenti. Les difficultés rapportées concernent un week-end habituellement important pour l’établissement. Elles ne constituent pas une mesure du chiffre d’affaires de toute la ville.

Publicité

Bordeaux Gazette décrit de son côté une rue Sainte-Catherine peu fréquentée samedi après-midi, malgré des magasins ouverts et des devantures protégées par des panneaux de bois. Le média distingue le cortège principal, globalement calme, des affrontements survenus ensuite dans plusieurs secteurs du centre.

Des commerçants interrogés par ICI Gironde redoutent désormais que les clients renoncent à venir les jours de mobilisation. Certains expriment aussi leur crainte pour l’emploi si cette baisse d’activité se prolonge, sans annoncer à ce stade de suppressions de postes chiffrées.

La rue Sainte-Catherine à Bordeaux en août 2013. Photographie d’archive du centre commerçant, distincte des manifestations et des dégâts d’octobre 2026. © Superbass / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Réduction et conversion WebP.