Trois petites écoles maternelles de Toulouse devraient fermer leurs portes à la rentrée de septembre 2027. Le projet concerne Petit-Gragnague dans le quartier des Sept-Deniers, Françoise-Dolto à La Terrasse et Jean-Gallia à La Reynerie. Présenté publiquement après un échange au conseil municipal du 9 octobre, il doit encore être soumis au vote des élus lors d’une prochaine séance.
La mairie justifie cette réorganisation par le recul des effectifs dans les trois secteurs. Ces établissements ne comptent que deux ou trois classes et accueillent chacun une trentaine d’enfants. Selon les projections avancées par la première adjointe chargée de l’éducation Marion Lalane de Laubadère, ils devraient passer sous ce niveau l’an prochain. La municipalité affirme avoir intégré à ses calculs les futurs logements ainsi que l’arrivée de la troisième ligne de métro.
Les élèves seraient répartis dans des écoles voisines. Ceux de Petit-Gragnague rejoindraient les Sept-Deniers, tandis que les enfants de Dolto seraient orientés vers Jean-Macé ou La Terrasse. Les élèves de Gallia iraient à Simone-Veil, située en face de leur établissement actuel. L’Éducation nationale devrait adapter les postes d’enseignants aux transferts annoncés afin d’éviter que les écoles d’accueil ne supportent seules la hausse des inscriptions.
La perspective suscite néanmoins une forte opposition. Autour de Petit-Gragnague, un collectif de parents a recueilli environ 1 200 signatures en faveur d’un moratoire. Les familles demandent notamment une nouvelle étude de la carte scolaire et redoutent des trajets plus longs, parfois compliqués par le franchissement du périphérique. La conseillère municipale d’opposition Agathe Roby a également contesté le choix, qu’elle juge trop court face aux évolutions possibles des quartiers.
Le débat toulousain s’inscrit dans une baisse plus large du nombre d’élèves. Le directeur académique Christian Mendivé estime que la Haute-Garonne pourrait perdre 14 000 enfants dans le premier degré au cours des dix prochaines années. Il rappelle que la fermeture administrative relève du maire, tandis que l’État répartit les moyens enseignants et peut signaler qu’un maintien de postes devient difficile lorsque les effectifs diminuent durablement.
Le devenir des trois bâtiments n’est pas arrêté. La mairie annonce des consultations dans les quartiers et assure qu’ils ne seront pas démolis pour laisser place à des immeubles. L’année scolaire en cours doit aussi servir à préparer les familles aux établissements d’accueil et à organiser progressivement les transferts d’élèves.





