Aller au contenu
lundi 12 octobre 2026
Société · France

À Saint-Girons, les lycéens mettent les difficultés rurales au premier plan

Chauffage, sanitaires, trajets de montagne et orientation nourrissent la mobilisation dans le Couserans, avant une nouvelle journée d’action mardi.

WhatsApp
Saint-Girons et l’avenue François-Camel, photographie d’archive
Olybrius, Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

Les lycéens de Saint-Girons, en Ariège, entendent poursuivre leur mobilisation mardi 13 octobre pour faire reconnaître les difficultés particulières rencontrées dans les zones rurales. Au-delà des revendications nationales, ils mettent en avant l’état des équipements, la longueur des trajets et l’éloignement des lieux d’études supérieures.

Des élèves interrogés par franceinfo disent manquer régulièrement de chauffage et attendre depuis plusieurs années des portes dans certaines douches. Ils décrivent aussi des journées qui peuvent commencer vers 6 h 15 et se terminer après 18 h 30 lorsque le transport scolaire impose de longs parcours sur les routes du Couserans.

Ces témoignages prolongent plusieurs rassemblements organisés depuis la fin de septembre devant les établissements de Saint-Girons. La presse locale a constaté des mobilisations calmes, accompagnées par des parents, des enseignants et des syndicats, avec des déplacements vers la sous-préfecture.

Le mouvement ne se limite pas aux bâtiments. Les élèves demandent que les emplois du temps tiennent davantage compte des distances parcourues depuis les vallées de montagne. Certains contestent également Parcoursup, estimant que l’éloignement renchérit et réduit les choix d’orientation, en particulier pour les familles disposant de peu de ressources.

Le 6 octobre, environ 100 élèves se sont mobilisés à Saint-Girons selon un bilan des services de l’État relayé par La Semaine des Pyrénées. Une délégation de cinq lycéens a été reçue par la sous-préfète afin de présenter les revendications du territoire.

Dans un courrier aux familles daté du 9 octobre, le préfet de l’Ariège et le directeur académique ont promis de poursuivre le dialogue. Ils ont notamment annoncé le recours à des professeurs remplaçants, à des enseignants contractuels et à des heures supplémentaires dans les établissements les plus touchés par les cours non assurés.

Les difficultés matérielles précises signalées à Saint-Girons n’ont pas toutes reçu de réponse publique détaillée. Une nouvelle journée de manifestation est annoncée mardi dans le cadre d’un appel soutenu par plusieurs organisations syndicales de l’Éducation nationale.