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mercredi 14 octobre 2026
Faits divers · France

À Aubagne, le suspect reconnaît les tirs et conteste toute intention de tuer

L’adolescent de 14 ans a admis avoir attaqué le collège Joseph-Lakanal après plusieurs mois de préparation. Le parquet antiterroriste demande son placement en détention provisoire.

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Vue du centre ancien d’Aubagne
Ludo33 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Le collégien de 14 ans soupçonné d’avoir ouvert le feu lundi 12 octobre au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne a reconnu les faits devant les enquêteurs. Il a déclaré avoir préparé son passage à l’acte pendant plusieurs mois, tout en contestant avoir voulu tuer, selon les éléments communiqués mercredi par le Parquet national antiterroriste.

Une information judiciaire a été ouverte pour tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste et infractions à la législation sur les armes. Trois juges d’instruction parisiens sont chargés du dossier. Le parquet a requis le placement en détention provisoire de l’adolescent.

Le suspect a expliqué avoir voulu se venger de faits de harcèlement qu’il attribue à des enseignants et à des élèves. Cette version n’a pas été corroborée à ce stade par les investigations. Les enquêteurs ont également relevé sur ses comptes numériques la diffusion de contenus très violents liés aux tueries scolaires.

L’adolescent a reconnu avoir été influencé par un courant en ligne qui glorifie des auteurs de tueries de masse, tout en niant avoir agi au nom de ce réseau. Le parquet estime que la préparation, l’usage d’une arme à feu dans un établissement scolaire et les tirs répétés en direction de membres du personnel justifient la qualification terroriste retenue à ce stade de la procédure.

Selon le récit du parquet, le jeune homme est entré dans le collège avec un fusil dissimulé dans un étui de guitare. Il a tiré sur la principale et sur un enseignant, puis dans le sol devant une autre professeure et vers une salle de classe occupée. Un membre du personnel qui participait à l’évacuation a réussi à le maîtriser et à le désarmer.

La principale reste hospitalisée, mais ses jours ne sont pas en danger. L’enseignant blessé a pu quitter l’hôpital. L’adolescent n’avait pas d’antécédent judiciaire et un premier examen psychologique n’a pas mis en évidence de trouble mental, d’après le parquet.