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mercredi 14 octobre 2026
Société · France

À Rouen et Dieppe, 500 jeunes découvrent les métiers du bâtiment

Deux chantiers d’envergure ont ouvert leurs portes pour montrer les débouchés d’un secteur qui cherche à recruter et à diversifier ses profils.

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Bâtiments du CHU Charles-Nicolle de Rouen
CEphoto, Uwe Aranas / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

Plus de 500 collégiens, étudiants et demandeurs d’emploi ont découvert les métiers du bâtiment les 8 et 9 octobre sur deux chantiers de Rouen et de Dieppe. Organisée par la Fédération française du bâtiment, l’opération a permis d’entrer sur des sites habituellement fermés au public et de rencontrer les professionnels qui y travaillent.

Au CHU Charles-Nicolle de Rouen, les visiteurs ont suivi la restructuration de 12 700 mètres carrés réalisée par Sogea Nord-Ouest. Le projet doit regrouper les services de soins critiques sur un plateau technique modernisé, avec deux niveaux supplémentaires, un hall rénové et de nouveaux équipements de traitement de l’air.

La difficulté tient au maintien de l’activité hospitalière pendant les travaux. La maîtrise du bruit, des poussières et des circulations impose une organisation précise pour protéger patients, soignants et visiteurs. Cette contrainte a donné aux jeunes une vision concrète de métiers allant du gros œuvre à l’électricité, la plomberie, la ventilation ou l’agencement.

À Dieppe, l’immersion s’est déroulée sur le chantier des Alcyons, porté par Bouygues Bâtiment Grand Ouest et Linkcity. Une ancienne friche industrielle doit y laisser place à 90 logements sociaux et à une résidence hôtelière à vocation sociale de 150 chambres.

Le projet répond notamment aux besoins de logement renforcés par le chantier de l’EPR2 de Penly. Les groupes ont pu observer le gros œuvre, le travail sur les structures en béton armé et le démarrage des corps d’état techniques, au moment où le quartier entre dans une nouvelle phase de transformation.

Créées en 2003, les Coulisses du bâtiment ont ouvert cette année près de 250 chantiers, ateliers et centres de formation dans toute la France. La fédération veut faire connaître des parcours accessibles du CAP aux formations d’ingénieur et attirer davantage de femmes, de jeunes et de personnes en reconversion dans un secteur confronté à des besoins durables de recrutement.