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mardi 20 octobre 2026
Monde Sport · France

Victor Wembanyama reprend sa marche vers le titre avec un chantier offensif précis

Après une finale NBA perdue face aux Knicks, le Français ouvre sa quatrième saison avec San Antonio et veut rendre son jeu en isolation plus décisif.

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Victor Wembanyama face à Josh Hart pendant les finales NBA 2026
The White House — Public domain — Source

Victor Wembanyama retrouve la saison régulière dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 octobre, avec un déplacement des Spurs sur le parquet d’Oklahoma City. Quatre mois après la finale NBA perdue contre les New York Knicks, le Français attaque sa quatrième campagne avec une ambition collective désormais assumée. San Antonio ne se présente plus comme une équipe en construction, mais comme un candidat au titre attendu chaque soir.

Le pivot de 22 ans sort d’une saison à 25 points de moyenne. Son impact défensif lui a valu le trophée de meilleur défenseur de l’année à l’unanimité, tandis qu’il a terminé troisième du vote pour le titre de meilleur joueur. Ces distinctions ont installé Wembanyama parmi les références de la ligue sans effacer la frustration laissée par la finale, durant laquelle les Spurs ont perdu deux rencontres après avoir compté une avance importante.

La priorité annoncée reste la première place à l’Ouest et la conquête du championnat. L’enjeu individuel consiste moins à ajouter une nouvelle dimension spectaculaire qu’à rendre les possessions décisives plus sûres. Son entraîneur Mitch Johnson attend aussi de lui qu’il crée davantage pour ses partenaires et oblige les défenses à choisir entre l’aide près du cercle et la protection des tireurs.

L’isolation comme marge de progression

Wembanyama a lui-même identifié le jeu en un contre un comme un secteur à consolider. Selon les données reprises par Franceinfo, il produisait 0,85 point par possession en isolation pendant la saison régulière, puis 0,75 en séries éliminatoires. Cette baisse a pesé dans les fins de match, lorsque les systèmes deviennent plus prévisibles et que la capacité d’un joueur à fabriquer seul un tir prend davantage de valeur.

Le travail porte donc sur un mouvement de référence près du panier, mais aussi sur le choix du moment. Avec sa taille, sa mobilité et son tir extérieur, le Français peut attaquer de multiples façons. Cette variété peut pourtant devenir un piège si elle retarde la décision. Les Spurs cherchent une option simple et répétable quand le rythme ralentit, sans réduire son rôle de passeur ni l’éloigner du cercle.

La dernière finale a fourni une mesure concrète du chemin restant. Wembanyama avait notamment manqué onze de ses quatorze tentatives à trois points lors des deux revers qui ont fait basculer la série. Il a depuis renforcé ses appuis, y compris lors d’un passage à Provence Rugby, avant de retrouver l’équipe de France puis ses coéquipiers au Texas.

L’arrivée du vétéran Tobias Harris apporte une solution supplémentaire autour de lui, mais la hiérarchie reste claire. San Antonio s’appuie sur Wembanyama pour fixer le niveau d’intensité et pour résoudre les possessions qui comptent le plus. Le premier rendez-vous face au Thunder doit montrer si ce travail offensif a commencé à transformer les promesses de la saison passée en automatismes.