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mardi 20 octobre 2026
Occitanie · France

En Lozère, la frugalité du bâtiment s’ancre dans les ressources locales

Le groupe Cévennes-Lozère privilégie la rénovation, le bois, la pierre sèche et la terre crue pour adapter la construction au territoire.

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Vue du village de Vébron en Lozère
Ancalagon via Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

En Lozère et dans les Cévennes, le groupe local de la Frugalité heureuse et créative défend une construction moins gourmande en énergie et en matériaux. Sa priorité va à la réhabilitation des bâtiments existants et à l’usage de ressources disponibles sur le territoire.

Le bois, la pierre sèche et la terre crue figurent parmi les matériaux mis en avant. Leur emploi doit être pensé selon les caractéristiques de chaque chantier, sans transformer une ressource locale en solution automatique.

Le mouvement national est né en 2018 autour d’un manifeste porté par Alain Bornarel, Dominique Gauzin-Müller et Philippe Madec. L’antenne Cévennes-Lozère s’est structurée en 2023 et réunit professionnels, élus et habitants intéressés par une autre manière de construire.

Des visites pour partager les pratiques

Le groupe organise des rencontres appelées Vendredis frugaux, ainsi que des visites de chantiers et de carrières. Ces rendez-vous servent à comparer des réalisations, comprendre l’origine des matériaux et faire circuler les savoir-faire entre architectes, artisans et collectivités.

À Vébron, une rencontre autour d’un four à pain a illustré cette méthode fondée sur l’observation et la mise en commun. Le village fait partie des lieux où le réseau a commencé à cartographier les ressources et les acteurs disponibles dans les Cévennes.

Laurent Vincent, architecte installé dans les Cévennes après avoir travaillé en Île-de-France, participe à l’animation locale. Le groupe retient quatre axes pour guider ses projets, l’énergie, les matériaux, la technique et le territoire.

Cette approche prend une dimension concrète face à la hausse du coût des matériaux et au vieillissement du bâti rural. Elle cherche à prolonger l’usage des constructions existantes avant d’envisager du neuf, tout en adaptant les solutions au climat lozérien.