Un étudiant d’une vingtaine d’années a été interpellé dans l’enquête sur l’incendie du bâtiment Michel-Serres de l’université de Rouen Normandie, sur le campus de Mont-Saint-Aignan. Le procureur de la République de Rouen Sébastien Gallois a confirmé mardi 20 octobre qu’il était soupçonné d’avoir participé à la mise à feu.
Cette interpellation ne vaut pas déclaration de culpabilité. L’enquête doit déterminer le rôle éventuel du jeune homme et rechercher d’autres participants. Son identité n’a pas été rendue publique et aucun élément vérifié ne permet de détailler les indices ayant conduit les enquêteurs jusqu’à lui.
Le sinistre s’est déclaré dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre. Le parquet avait rapidement qualifié le feu de volontaire. Le bâtiment rattaché à la faculté de lettres a été largement endommagé et deux amphithéâtres sont devenus inutilisables. Plusieurs mois de travaux seront nécessaires avant un retour à la normale.
Le campus réorganise ses activités
L’université a fermé le bâtiment concerné et réorganisé les cours affectés. Dans ses communications officielles, elle a demandé aux étudiants et aux personnels de suivre les informations transmises par les composantes. La continuité pédagogique dépend désormais de salles de remplacement et de l’évaluation complète des dégâts.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace Philippe Baptiste s’est rendu sur le campus mardi. Il a visité les lieux et condamné l’incendie. Sa présence intervient alors que l’établissement doit sécuriser la zone, chiffrer les réparations et maintenir l’accès aux enseignements.
L’arrestation constitue un fait nouveau substantiel par rapport aux premières informations sur le feu. Elle ne clôt pas l’enquête, qui reste conduite sous l’autorité du parquet de Rouen. Les qualifications pénales précises et les suites judiciaires dépendront des investigations et, le cas échéant, des décisions d’un magistrat.
Le campus de Mont-Saint-Aignan avait déjà été partiellement perturbé par des blocages. Les autorités universitaires distinguent ces tensions du travail judiciaire sur l’incendie. À ce stade, seule l’enquête peut établir les responsabilités individuelles et un éventuel lien avec d’autres événements.





