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mardi 20 octobre 2026
Politique · France

À Lyon, une marche de l’ultradroite défie l’interdiction des rassemblements

Après un rassemblement en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre, un groupe d’ultradroite a défilé dans le centre malgré l’arrêté préfectoral.

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Le pavillon de l’office de tourisme de Lyon place Bellecour
Chabe01 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Un groupe de militants d’ultradroite a défilé lundi 19 octobre dans le centre de Lyon, malgré l’interdiction des rassemblements en vigueur à partir de 18 heures. La marche a emprunté la rue Victor-Hugo en direction de la place Carnot avant de se disperser vers 21 heures. La préfecture a indiqué qu’aucun trouble à l’ordre public n’avait été signalé pendant cette courte déambulation.

La séquence s’est déroulée après un rassemblement organisé place Bellecour en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre. Environ 500 personnes y ont participé à partir de 20 heures selon les chiffres rapportés par Franceinfo. Cette première mobilisation s’est achevée avant le couvre-feu et sans incident signalé.

La préfecture distingue cette initiative du défilé qui a suivi. Elle affirme qu’un groupe d’ultradroite a rejoint puis récupéré la mobilisation, avant de partir en cortège derrière une banderole. Des symboles et des slogans associés aux mouvances identitaires ont été observés. Le préfet du Rhône Étienne Guyot a dénoncé cette récupération et rappelé que les expressions tombant sous le coup de la loi seraient poursuivies.

Deux rassemblements à ne pas confondre

Cette distinction est essentielle pour ne pas attribuer les actes du second groupe à l’ensemble des participants réunis place Bellecour. Les commerçants et les soutiens aux forces de l’ordre présents au premier rendez-vous ne peuvent pas être assimilés automatiquement aux militants qui ont ensuite marché vers Perrache.

Le maire de Lyon Grégory Doucet a condamné le rassemblement et les slogans rapportés. Il a appelé à l’apaisement dans une ville déjà affectée par plusieurs jours de tensions. La préfecture a pour sa part insisté sur l’application uniforme des restrictions décidées pour prévenir de nouveaux troubles.

L’épisode pose aussi la question du contrôle des petits cortèges très mobiles. L’absence d’incident pendant la marche n’efface pas le non-respect allégué de l’arrêté préfectoral. Les autorités n’avaient pas annoncé de bilan d’interpellations lié à cette déambulation.

Les images et témoignages publiés établissent le parcours général et la présence de militants identitaires, sans permettre d’identifier individuellement tous les participants. La qualification d’ultradroite vise donc le groupe décrit par la préfecture et ne s’étend pas aux quelque 500 personnes du rassemblement initial.