Près de 45 % de la population française déclare aujourd’hui souffrir d’au moins un trouble du sommeil au quotidien. Cette dégradation du repos nocturne s’impose désormais comme la deuxième préoccupation majeure de santé chez les Français, devancée uniquement par les enjeux liés à l’alimentation.
Pour tenter de remédier à ces perturbations, le recours aux molécules chimiques s’est profondément enraciné dans les habitudes thérapeutiques du pays. Avec environ 9 millions de consommateurs de somnifères répertoriés, la France se positionne au deuxième rang des pays européens les plus consommateurs, immédiatement derrière l’Espagne.
Intervenant sur les ondes de la radio ICI au sein de l’émission « On vous doit bien ça », le docteur Gérald Kierzek met en garde contre l’accoutumance générée par ces somnifères. Le médecin souligne notamment le non-respect fréquent du délai maximal de prescription fixé à quatre semaines, recommandant de se tourner vers des alternatives thérapeutiques telles que la mélatonine ou l’autohypnose.
Cette altération du sommeil frappe également de manière disproportionnée le public féminin au cours de ses transitions physiologiques. Selon une étude Ipsos citée dans le cadre de consultations spécialisées, 60 % des femmes en périménopause et 75 % des femmes ménopausées constatent une dégradation notable de la qualité de leurs nuits.
Le dépistage nécessaire de l’apnée du sommeil
À ces difficultés d’endormissement s’ajoute le syndrome d’apnée du sommeil, une affection respiratoire qui concerne environ 7 % de la population française. Présentant un risque accru avec l’âge, ce dysfonctionnement nocturne nécessite impérativement un dépistage ciblé et un avis médical pour limiter ses répercussions sur l’organisme.





