Un couvre-feu entrera en vigueur dans une partie de l’hypercentre de Toulouse à compter du jeudi 22 octobre. La mesure s’appliquera chaque nuit entre minuit et 5 heures jusqu’au dimanche 25 octobre, dans un périmètre volontairement limité autour de la place du Capitole.
L’arrêté préfectoral vise notamment la rue de Rémusat, la place du Capitole, la rue Saint-Rome, la rue des Changes, la place Esquirol et une partie de la rue d’Alsace-Lorraine. Les habitants, les personnes qui travaillent dans la zone et celles qui doivent y accéder pour un motif légitime pourront circuler à condition de pouvoir justifier leur déplacement.
La préfecture présente ce dispositif comme une réponse ciblée aux violences qui ont suivi les rassemblements du 17 octobre. Le choix d’un créneau compris entre minuit et 5 heures doit laisser fonctionner l’essentiel de l’activité commerciale et des transports en soirée tout en réduisant les regroupements au cœur de la nuit.
Un périmètre resserré dans l’hypercentre
La restriction ne concerne donc pas l’ensemble de Toulouse. Elle se concentre sur quelques axes très fréquentés qui relient le Capitole à Esquirol. Cette précision est importante pour les riverains et les visiteurs, car les autres quartiers restent accessibles selon les règles habituelles.
Les forces de l’ordre pourront contrôler les personnes présentes dans le secteur pendant les heures d’interdiction. Une violation de l’arrêté est susceptible d’être sanctionnée par une amende pouvant atteindre 750 euros, selon les informations publiées par la presse régionale à partir du texte préfectoral.
Les autorités demandent aux personnes concernées de conserver un justificatif de domicile, une attestation professionnelle ou tout document permettant d’établir la nécessité du déplacement. Les commerces du secteur pourront poursuivre leur activité en dehors de la tranche horaire visée.
Le calendrier couvre quatre dates, mais la préfecture a retenu une plage de cinq heures seulement. Le dispositif doit prendre fin dimanche matin, sauf nouvelle décision motivée par l’évolution de la situation. Toute prolongation nécessiterait un nouvel acte administratif.





